Qu’elles soient issues du monde politique, artistique ou spirituel, rares sont aujourd’hui les personnalités publiques, dont la disparition puisse susciter un véritable engouement médiatique planétaire. En effet, il faut remonter au décès du Pape Jean Paul II intervenu en avril 2005, pour retrouver un émoi médiatique international aussi important dont le Roi de la Pop a fait l'objet au cours des dernières 24 heures. Oui le monde de la musique est devenu hier orphelin de l'un de ses monstres sacrés auquel il convient de rendre hommage, mais n'est t-on pas allé toutefois un peu trop loin dans le tapage médiatique ? Car à lire les unes enflammées de la presse mondiale ou à écouter les titres dramaturges des journaux télévisés diffusés en boucle aux quatre coins du globe depuis hier, c'est tout juste comme si on nous annonçait la fin du monde pour la fin du mois.

Une vie en rose et noir

Une fois de plus, certains médias se sont laissés aller dans le sensationnel en relatant l'évènement sur un ton quasi fanatique et en se délectant de chaque petite info sortie du chapeau. Artiste de génie, Michael Jackson a sans conteste marqué l'histoire de la musique mondiale mais n'avait plus produit de nouveau disque depuis 2001 et l'album « Invincible » qui avait été lancé avec le tube « You Rock My Word ». Rattrapé par la justice entre temps, il était devenu une personnalité publique dont l'image a été entachée par de nombreux scandales, peut-être à tort d'ailleurs. À l'instar de certains de ses prédécesseurs qui ont connu un destin fantastique et hors du commun, Michael Jackson a connu à son tour une fin de vie plutôt tragique. Isolé dans la souffrance et éloigné de son public, Bambi, comme l'appelaient affectueusement ses fans, imaginait sûrement une autre sortie ; comme peut-être celle de mourir sur scène après une dernière démonstration de moonwalk dans l'enceinte du O2 Arena Stadium de Londres, où il avait prévu de faire ses adieux à son public cet été.