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vendredi 26 juin 2009

Overdose médiatique autour de la disparition de Michael Jackson



Qu’elles soient issues du monde politique, artistique ou spirituel, rares sont aujourd’hui les personnalités publiques, dont la disparition puisse susciter un véritable engouement médiatique planétaire. En effet, il faut remonter au décès du Pape Jean Paul II intervenu en avril 2005, pour retrouver un émoi médiatique international aussi important dont le Roi de la Pop a fait l'objet au cours des dernières 24 heures. Oui le monde de la musique est devenu hier orphelin de l'un de ses monstres sacrés auquel il convient de rendre hommage, mais n'est t-on pas allé toutefois un peu trop loin dans le tapage médiatique ? Car à lire les unes enflammées de la presse mondiale ou à écouter les titres dramaturges des journaux télévisés diffusés en boucle aux quatre coins du globe depuis hier, c'est tout juste comme si on nous annonçait la fin du monde pour la fin du mois.

Une vie en rose et noir

Une fois de plus, certains médias se sont laissés aller dans le sensationnel en relatant l'évènement sur un ton quasi fanatique et en se délectant de chaque petite info sortie du chapeau. Artiste de génie, Michael Jackson a sans conteste marqué l'histoire de la musique mondiale mais n'avait plus produit de nouveau disque depuis 2001 et l'album « Invincible » qui avait été lancé avec le tube « You Rock My Word ». Rattrapé par la justice entre temps, il était devenu une personnalité publique dont l'image a été entachée par de nombreux scandales, peut-être à tort d'ailleurs. À l'instar de certains de ses prédécesseurs qui ont connu un destin fantastique et hors du commun, Michael Jackson a connu à son tour une fin de vie plutôt tragique. Isolé dans la souffrance et éloigné de son public, Bambi, comme l'appelaient affectueusement ses fans, imaginait sûrement une autre sortie ; comme peut-être celle de mourir sur scène après une dernière démonstration de moonwalk dans l'enceinte du O2 Arena Stadium de Londres, où il avait prévu de faire ses adieux à son public cet été.

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mercredi 3 juin 2009

Lettre ouverte à Stéphane Charbonnier alias Charb, suite à la caricature de l'accident du vol AF 447, parue dans Charlie Hebdo



Monsieur Charbonnier ou Charb si vous me le permettez,


voilà à peine quelques jours que votre mentor Philippe Val a jeté les amarres, que votre publication refait déjà parler d'elle. C'est bien connu quand on prend la place du chef, on cherche à s'affirmer et marquer au plus vite son territoire. Bien avant votre récente arrivée dans le fauteuil du grand manitou de la rédaction de Charlie Hebdo, votre goût démesuré de la provocation était déjà bien connu de l'opinion publique française.

La Une de votre hebdomadaire daté de ce jour, où figure une caricature mettant en scène un avion de la compagnie Air France, qui pique dans l’Océan et qui est légendée « 228 disparus … 228 abstentions de plus aux européennes ! », est purement et simplement scandaleuse. Je crois même que votre désormais illustre compère, Philippe Val, n'aurait pas atteint un tel degré d'indécence vis à vis du public.

En tant que directeur de la publication à Charlie Hebdo, comment avez-vous pu commettre un aussi grave dérapage ? La liberté d’expression est très certainement une des plus grandes richesses dont jouit notre nation, mais encore faut-il savoir la manier avec un minimum de rigueur et de déontologie.

Hélas, il est affligeant de constater qu'on ne vous ait jamais véritablement inculqué un minimum vital de déontologie dans vos jeunes années. Monsieur Charbonnier, si un membre de votre famille ou l’un de vos proches amis se trouvaient à bord de l'Airbus A330 d'Air France vol qui effectuait lundi dernier la liaison Rio de Janeiro – Paris Charles de Gaulle, auriez-vous agi de la même façon ? La légèreté et la désinvolture profondes qui caractérisent cette Une, vont à l'encontre des principes fondamentaux du respect de la dignité humaine.

D’autre part, vous annoncez 228 abstentionnistes de plus aux élections européennes qui se tiendront ce dimanche. Mais est-il peut-être utile de vous rappeler Monsieur Charbonnier, que les Brésiliens, les Américains, les Chinois, les Suisses ou encore les Libanais qui font partie des victimes du vol 447 d’Air France, n'auraient de toute façon pas eu vocation à prendre part dans cette consultation électorale, puisque celle-ci est exclusivement limitée aux 27 États membres de l’Union européenne ?

Honte à vous Monsieur Charbonnier, si vous espériez relancer les ventes de votre sinistre titre de presse en exploitant la détresse des gens, alors vous faites très clairement fausse route !

Bien confraternellement,

Philippe Gortych


Note personnelle : Par respect pour les disparus et les familles des victimes de la catastrophe du vol Air France 447 du lundi 1er juin 2009, je ne publierai pas la Une de Charlie Hebdo n°885 daté du 3 juin 2009 sur ce blog. Et pour celles et ceux que cela intéresserait éventuellement, ils trouveront sans aucun doute l'image de cette Une, sur des sites Internet qui font du sensationnel leur fonds de commerce.


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mardi 2 juin 2009

AF 447 RIO-CDG : Quand la tragédie laisse déjà place au sensationnel



Il y'a encore deux jours si l'on vous demandait que vous évoquent les termes France et Brésil pris ensemble, vous auriez très probablement répondu France 98, Coupe du Monde ou encore 3-0, en somme des bons souvenirs et des émotions fortes et intenses comme seul le sport sait parfois nous en procurer. Hier 1er juin, en ce lundi de Pentecôte, Français et Brésiliens ont été envahis par une même et unique émotion mais l'ambiance n'était ni à la samba ni à la rumba que ce soit à Paris ou à Rio. Alors que la France entière apprenait à la mi-journée la disparition d'un Airbus A330 de la compagnie Air France, à quelques 8.500 kilomètres de là, sur la rive ouest de l'Océan Atlantique Sud, c'est également tout un peuple qui s'est réveillé dans la douleur et dans le deuil. Des deux côtés de l'Atlantique, que ce soit à Roissy Charles de Gaulle ou à l'aéroport de Rio de Janeiro, pour éviter que les familles des présumées victimes soient assaillies par des journalistes trop virulents, les autorités locales des deux pays ont préféré à juste raison isoler les familles des victimes présumées, dans des zones qui se trouvent en retrait des foules aéroportuaires, afin de les placer à l'abri des caméras de télévision et des flashs crépitants.

Voyeurisme malsain

Mais une fois de plus, les médias français ont fait preuve d'un manque de pudeur intolérable dans la couverture médiatique de cette catastrophe aérienne : toujours plus de bruits de couloirs, toujours plus de sensationnel, toujours plus de voyeurisme. Certes, une des missions du journaliste est d'emmener son public au plus près de l'information pour lui exposer au mieux la vérité, certes il n'est pas toujours facile pour un présentateur de meubler le temps d'antenne en direct lorsqu'on ne dispose que de très peu d'informations concrètes sur les raisons qui ont pu engendrer la catastrophe, en l'occurrence la perte de l'avion ; mais ces facteurs ne doivent en aucun cas constituer des raisons valables pour franchir les frontières du domaine de l'intime ou encore celles de l'immense choc émotionnel que peut provoquer la perte soudaine d'une mère, d'un fiancé ou d'un ami, de surcroît lorsqu'on ne sait pas encore où se trouvent les corps des présumées victimes.

Information Émotion

A ce propos, tout au long de la journée d'hier alors que les familles des victimes présumées affluaient au compte-comptes vers les terminaux des aéroports de Paris et de Rio de Janeiro, plusieurs journalistes de chaines de télévision françaises d'information en continu qui se trouvaient en plateau, n'ont pas hésité à poser des questions totalement absurdes et déplacées à leurs leurs envoyés spéciaux. Celles-ci portaient notamment sur l'ambiance qui régnait à l'intérieur des dits aéroports, sur l'état dans lequel les familles et les proches se trouvaient, sur ce qu'ils faisaient... Aujourd'hui encore en fin d'après d'après-midi, une journaliste de la rédaction de LCI a posté un bref article intitulé « Vol AF447 - "Dis-moi que t'es bien rentrée stp..." », dans lequel elle relate une phrase qu'une amie d'une victime du vol Air France, a publie hier sur le réseau social Facebook. Qui cela regarde, qui cela intéresse, laissons les familles et les proches des victimes en paix dans ces instants si pénibles et douloureux à traverser. D'ailleurs ce n'est pas un hasard si cet après-midi, Air France a rappelé à l'ordre les médias en les priant de respecter le deuil des familles, haro contre la dictature de l'information émotion !

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jeudi 21 mai 2009

Et si vous deveniez ami avec le Pape Benoît XVI ... sur Facebook ?



À la seule lecture du titre de ce billet, je devine déjà la mine étonnée que laisse transparaître votre visage. Ce fait divers peut à première vue sembler surprenant et pourtant il ne s'agit pas d'un « poisson de mai ». Mais alors que vient donc faire le Pape Benoît XVI sur Facebook ? Cela répond sans grand doute à une vaste opération de communication chapeautée par le Vatican, et dont le but final serait de réconcilier le souverain pontife avec les jeunes suite aux propos controversés qu'il a tenu cette année sur la pertinence de l'usage du préservatif. Mais au delà de la polémique sur le préservatif, il faut voir dans cette opération de communication du Vatican, la volonté de conférer à Benoit XVI, une image un peu plus moderne dont celle qu'il jouit dans l'esprit des fidèles de l'Église Catholique et surtout d'établir un contact direct avec les croyants. Car contrairement à son prédécesseur Jean-Paul II, Joseph Ratzinger n'a pas réellement réussi à instaurer un véritable climat de proximité avec les croyants depuis qu'il a été élu en avril 2005. Espérons donc que cette arrivée sur le net, lui permette de gagner une image d'un Pape qui vit avec son temps, un Pape du XXIème siècle... Pour plus d'informations, connectez-vous sur : Pope 2 You

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jeudi 7 mai 2009

Alexander Rybak, futur vainqueur de l'Eurovision ?


Samedi 16 mai prochain aura lieu à Moscou la 54ème finale du célèbre concours international de la chanson de l'Eurovision. Cette année la France sera représentée par Patricia Kaas qui interprétera une chanson en français de son dernier album Kabaret, intitulée « S'il Fallait Le Faire » et qui n'a pas du tout à première vue le calibre d'un tube susceptible de faire vibrer les foules et gagner la majorité de suffrages de téléspectateurs de tous les pays d'Europe. Patricia Kaas qui est une artiste bien connue et reconnue dans de nombreux pays de l'Eurovision et plus particulièrement en Russie, pays organisateur, doit avoir en ce moment pas mal de pression sur ses bras pour faire samedi au moins sensiblement mieux que la 19ème place de Sébastien Tellier sur 24 finalistes présents l'année dernière à Belgrade lors de la 53ème finale de l'Eurovision.

Alexander Rybak, le vainqueur annoncé

Entre temps, parmi tous les autres candidats il y en a bien un seul qui se détache, fait assez inhabituel, très largement du lot et part vraiment favori y compris selon les bookmakers londoniens qui ne proposent que la côte 13/8, c'est-à-dire moins de 2/1, à tous ceux qui souhaiteraient s'enrichir sur sa possible victoire! Il s'agit du réprésentant de la Norvège, Alexander Rybak, un jeune homme de 23 ans dont les deux parents sont arrivés en Norvège en provenance de Minsk (ville située en Biélorussie dans l'ex URSS) lorsque Alexandre avait seulement 4 ans. Sa mère est une pianiste et son père violoniste ce qui explique probablement son grand talent musical car Alexandre est également auteur et compositeur de la chanson intitulée « Fairytale » (fairytale correspond a un conte de fée en français) avec laquelle il tentera samedi de gagner cette compétition entre 42 pays de l'Eurovision. Dans sa performance il sera associé avec Frikar, un groupe norvégien de danse folklorique, spécialiste de la danse nommée « halling » qui animera très efficacement le plateau.

Alexander Rybak, inconnu jusqu'à présent sur le plan international, suscite à quelques jours de l'Eurovision un énorme intérêt de la part des internautes ; son clip vidéo de présentation tourné lors de la qualification norvégienne pour l'Eurovision, a été regardé sur YouTube plus de 2 millions de fois si on comptabilise toutes ses différentes versions présentes sur ce portail. Il a recueilli plus de 5000 commentaires avec une note moyenne avoisinant les 5 sur 5, excusez du peu !

De plus, Google a mis en place, pour la première fois cette année, des pronostics concernant le classement final de l'Eurovision basés sur les requêtes dans le moteur de recherche concernant les différents interprètes. Ce système mesure ainsi la popularité de chaque candidat et calcule ensuite au jour le jour le nombre de votes qu'il aurait si la finale de l'Eurovision avait lieu aujourd'hui. Selon ces prévisions Alexander Rybak est également donné premier et assez largement en tête devant le candidat turc Hadise qui bénéficie de surcroît de plus de 70 milions de ses compatriotes comme supporteurs potentiels alors que la Norvège n'en compte que moins de 5. Selon ce classement virtuel, Patricia Kaas pointe actuellement à la 4ème place, ce qui serait un score plus que honorable pour la France lors de la finale samedi.
Alors le concours serait-il joué avant la compétition, tellement la performance d'Alexander Rybak paraît capable de fédérer les goûts musicaux dans plus de 40 pays ? Nous le verrons samedi soir mais il est indéniable que cette chanson aux airs irlandais avec un rythme rappelant certaines musiques de l'Europe de l'Est, se laisse écouter très agréablement même plusieurs fois à la suite ! Jugez en vous-mêmes !

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lundi 20 avril 2009

LCI a dit : Eric Revel ne bloguera plus



Surprise ce lundi sur le site Internet de LCI qui a procédé à un petit lifting de printemps, et où le blog du directeur de la rédaction de LCI, je nomme Eric Revel, a purement et simplement disparu, alors que les blogs de ses confrères de LCI sont toujours en ligne. Cette absence du blog d’Eric Revel n’est bien évidemment pas due à un problème technique, mais bel et bien à un retrait volontaire de la part de la rédaction de la chaîne d’information en continu.

Lettre ouverte

Dans un billet daté du mardi 7 avril 2009 qu'il a intitulé « Lettre ouverte à Ségolène Royal », l'éditorialiste Eric Revel avait vivement réagi à propos des excuses que Ségolène Royal avait présenté à l’Afrique au nom de la France au cours d'un déplacement à Dakar, sa ville natale. Des excuses qui se référaient à un discours de Nicolas Sarkozy qu’il a prononcé au Sénégal en juillet 2007 pour son premier déplacement en tant que Chef de l'État sur le continent africain, et dans lequel il avait déclaré que « l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire ». Eric Revel a alors réagi sur son blog en disant « Je suis outré par votre démagogie et votre populisme … vous savez pertinemment ce que le Chef de l’Etat voulait dire : que hélas l’Afrique n’est pas assez mondialisée et qu’elle n’a pas pris à bras le corps son avenir pour entrer dans l’Histoire ».

Provoquer pour buzzer

Suite à la polémique qu’a crée ce billet, TF1 a ordonné le retrait de ce billet quelques heures après sa publication, au motif que les propos tenus par Eric Revel sur son blog, « ne sauraient engager la rédaction de LCI, ni la Direction Générale de l'information du Groupe TF1 ». Aujourd'hui, moins de deux semaines après les faits, c’est désormais son blog à part entière qui est rayé de la blogosphère. Et alors même que la sacro-sainte déontologie journalistique impose une forme de prétendue neutralité de la part des journalistes, il est regrettable qu’un commentateur chevronné comme l’est Eric Revel, ne puisse pas s’insurger devant de telles provocations, d'autant plus que nous ne sommes même pas en période de campagne électorale. Car les paroles qu'a exprimé Madame Royal à Dakar ou plus largement au cours de ces dernières semaines dans diverses circonstances, ont été expressément préméditées dans le seul but de créer le buzz sur Internet et faire parler d'elle dans les journaux. Car du fait qu'elle se trouve en difficulté dans sa propre formation politique, elle a besoin de capter l'attention médiatique par d'autres biais pour continuer à exister. De ce fait, que l’on approuve ou non l'action et les propos de Ségolène Royal, il faut tout de même reconnaître qu’en se laissant porter par des excès de légèreté sur des dossiers aussi sensibles, la Présidente de Poitou-Charentes fragilise sa crédibilité politique pour les échéances électorales futures.

Royal désapprouvée

Pour cause, selon un sondage Ifop réalisé le 13 avril dernier, 56% des Français désapprouvent le pardon de Madame Royal à Dakar. Et comme si elle voulait attirer à tout prix les caméras de télévision sur sa personne, l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle est revenue à la charge en fin de semaine dernière. En effet, Ségolène Royal a présenté des excuses au nom de la France au Premier ministre Espagnol, José Luis Zapatero, qui aurait été qualifié de « peu intelligent » par le Président Sarkozy ; une attitude que le socialiste de la première heure qu'est Jack Lang a condamné ce lundi, en demandant à José Luis Zapatero d’excuser Ségolène Royal pour ses paroles. En somme, beaucoup de bruit et de polémiques qui ne font pas vraiment avancer les débats...

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dimanche 19 avril 2009

Pour régler ses dettes de campagne, Hillary Clinton va louer Bill...



Hillary Clinton, actuelle Secrétaire d’État américaine dans l’administration de Barack Obama, n’a semble t-il pas encore réglé tous ses passifs relatifs aux frais de campagne pour l’investiture démocrate à la présidentielle. Et ce n’est un secret pour personne, un marathon électoral ça coûte cher voire même très cher. En effet, selon les documents que le comité de campagne d’Hillary Clinton a récemment remis à la Commission Fédérale Électorale, l’ex-First Lady serait encore redevable de la coquette somme de 2,3 millions de dollars. Alors pour tenter de sauver la mise tant bien que mal, son conseiller politique, James Carville, a eu la bonne et originale idée d’organiser une loterie sur Internet avec à la clé des cadeaux assez inhabituels. En achetant un ticket à 5 dollars, les participants pourront peut-être gagner des billets pour aller assister la finale de l'American Idol qui se tiendra à Los Angeles, un diner à Washington avec James Carville et Paul Begala, stratèges politiques du clan Clinton ; mais encore (et surtout) « avoir l'opportunité unique de passer une journée entière à New York avec l'ancien Président américain Bill Clinton, en profitant avec lui de de diverses attractions » peut-on lire dans le texte rédigé par James Carville. Souhaitons à Hillary Clinton qu'elle vende beaucoup de tickets, en espérant néanmoins qu'une certaine Monica L. ne viendra pas remporter le gros lot.

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samedi 11 avril 2009

20 ANS renaît de ses cendres, mais pour combien de temps ?



Lancé en 1961 puis retiré des kiosques fin 2006 en raison d’une conjoncture publicitaire délicate, le magazine féminin 20 ANS a aujourd'hui fait son retour sur les étalages des marchands de journaux, signe qu'à première vue la presse magazine française peut encore compter sur de beaux jours. A la une de ce numéro de relance, des titres assez classiques pour un magazine féminin : Psycho : questions de filles, réponses de mecs – 30 astuces pour devenir canon ou encore l’éternelle et incontournable question que la plupart des femmes se sont posées au moins une fois dans leur vie : comment passer de l’amitié à l’amour ? Jusque là rien de bien original, mais en tournant la couverture glacée, il faut tout de même parcourir deux doubles pages de publicité pour arriver au sommaire et à un éditorial télégraphique d’une dizaine de lignes tout juste, signé Claire Crépon.

Rédactrice en chef à 19 ans

Ce nom ne vous dit rien ? C’est plutôt normal car la rédactrice en chef de cette nouvelle édition du magazine 20 ANS, qui apparaît étonnamment jeune sur la photo, n’est autre qu’une stagiaire et étudiante en communication âgée de tout juste … 19 ans ! On monte vite en grade au magazine 20 ANS ! Mieux encore, il semblerait que la grande majorité des rédactrices ont entre 18 et 20 ans, et selon un article paru sur le site internet de 20 Minutes, elles seraient payées à coups de lance-pierre : cinq euros pour un article d’une page, quinze euros pour un trois pages, jugez plutôt… Ajoutez à cela une rédaction fantôme qui ne dispose pas de locaux et qui se réunit seulement sur MSN Messenger, et on se demande vraiment quelles sont les chances de survie d’une telle structure ? Pour couronner le tout, lorsqu’on parcourt l’ours (1) de ce 20 ANS façon 2009, on a la surprise de retrouver des e-mails anonymes sur Orange ou Gmail et même le numéro de portable de la rédactrice en chef en personne, chapeau il fallait le faire ! Mais si jamais vous souhaitiez contacter la rédactrice en chef, ce n’est plus à Claire Crépon qu’il faudra s’adresser, car quelques jours avant la parution du magazine, elle a été remerciée. Explication de Frédéric Truskolaski, directeur de la publication : « on a estimé qu’elle était un peu jeune », vive le journalisme !


(1) En langage journalistique, c'est le terme qu'on emploie pour parler du texte publié dans chaque numéro d'une publication et où figurent les noms de contributeurs ainsi que les mentions légales.

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samedi 21 mars 2009

Dans les salles de ciné, ça devrait être le Printemps toute l'année !


Ce week-end on fête l'arrivée du Printemps et toutes les joies que cela comprend : le retour du beau temps, les terrasses de café bondées et l’arrivée des tulipes dans les jardins ensoleillés. A la liste de ces joies printanières, il faudrait peut-être en ajouter une, qui concerne directement tous les amoureux des salles obscures. En effet, à partir de demain dimanche et jusqu’à mardi soir, la place de cinéma sera vendue au tarif unique de 3,50 euros. L’édition 2009 du Printemps du Cinéma sera d’ailleurs l’occasion, de célébrer le dixième anniversaire de cette opération promotionnelle spéciale, qui d’année en année a remporté un franc succès chez les spectateurs de 7 à 77 ans.

Yoyo des prix

Néanmoins, en dehors de cette période festive pour le septième art, le cinéma coûte bien cher, trop cher malgré une TVA de 5,5% qui s’applique au même titre que sur les livres ou les disques. Sans compter qu’en France au cours des vingt dernières années, le prix du billet de cinéma a connu une hausse de 53%, alors que le coût de la vie a pour sa part augmenté de 41% sur la même période. Alors à qui la faute ? Aujourd’hui, en en vous rendant dans deux salles de cinéma différentes, il se peut que le prix du billet de cinéma aille du simple au double. 5,50 euros à Montpellier, plus de 10 euros sur les Champs Elysées, les prix sont libres et fixés selon les subventions accordées aux salles. En décembre 2001, un mois avant la mise en circulation de l’euro, auriez-vous payé 65 Francs une place de cinéma ? A ce prix là, il n’y a pas que vos pop-corns qui sont salés ! Très franchement, 3,50 euros ne serait ce pas le « juste prix » pour aller au cinoche ? Car malgré leur amour pour le cinéma, tous les cinéphiles n'ont pas un budget à rallonge, et donc le surplus qu'il laissent dans le prix de leur billet de cinéma, ils auraient pu le consommer pour acheter des livres, des CD ou d'autres produits culturels.

Paradoxe du succès

Mais au delà de toutes données chiffrées, il existe un paradoxe dans cette affaire. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le cinéma se porte plutôt bien en France, même très bien. Téléchargements, streaming et autres vidéos à la demande, ne mettent pas le cinéma en danger tant qu’on le croit. On a pourtant estimé à 100 millions le nombre d’œuvres cinématographiques qui ont été piratées en 2008. Même la crise économique n’y fait rien, au contraire les affluences sont grandissantes, le cinéma serait-il alors devenu une sorte d’antidépresseur pour certains ? Selon les derniers chiffres, en janvier 2009 la fréquentation des salles obscures a augmenté de 3,8% par rapport à la même période de l’année précédente. Avec de tels chiffres, la France ne remporte pas la Palme d’Or, mais demeure tout de même le 3ème plus grand pays consommateur de cinéma au monde, juste derrière l’Inde et les Etats-Unis.

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lundi 9 mars 2009

Paris et Copenhague sont devenues plus chères que Londres !



Ces dernières années, dans la catégorie des villes européennes hors de prix pour y vivre, Londres occupait sans conteste la première position. Mais en ce début d'année 2009, un sérieux basculement semble s'opérer avec la crise économique mondiale. Selon une étude publiée par l'hebdomadaire économique britannique The Economist, qui prend en compte le rapport entre les salaires et le coût de la vie, on apprend que Londres était l'an dernier seulement la 8ème ville la plus chère au monde. Il faut dire que la récente dévaluation de la Livre Sterling et l'injection massive de liquidités dans l'économie britannique, ne sont pas étrangères à ce soudain revirement de situation. Du côté des bureaux de change, cette situation est encore plus frappante. Et pour cause, à l'été 2008, la Livre Sterling valait presque deux dollars, aujourd'hui neuf mois plus tard ce n'est pas plus d'un dollar et quarante cents que vous obtiendrez pour la même somme.

Très chère Europe

Signalons aussi, que selon les derniers chiffres 2009 publiés il y a quelques jours par The Economist Intelligence Unit, le quinté des villes les plus chères du monde est le suivant : Tokyo, Osaka, Paris, Copenhague, Oslo. Par la même occasion, Paris obtient ainsi pour la première fois la palme de la ville la plus chère en Europe. Dans le top 10 des villes les plus chères largement dominé par sept villes européennes, on retrouve trois villes asiatiques mais aucune ville américaine. New York pointe loin derrière à la 36ème place juste derrière Caracas, la capitale du Venezuela dirigée par le très révolutionnaire Hugo Chavez ! A l'autre bout du classement, parmi les villes les moins chères du monde, on retrouve les capitales ou les principales villes du Pakistan (Karachi), de l'Iran (Teheran), de l'Inde (New Delhi) mais aussi pas très loin celles du Pérou (Quito) et de la Syrie (Damas). Cette étude du coût de la vie a été effectuée en septembre 2008 dans 140 villes à travers le monde. Dans chaque ville les enquêteurs ont collecté et comparé les fourchettes de prix pour plus de 160 articles et services, du prix du pain au cout de la location d'une voiture de luxe.

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samedi 7 mars 2009

Grâce à Ross Brawn, Honda quitte la Formule 1 par la grande porte



En décembre dernier, dans le petit monde de la Formule 1, on apprenait que l’écurie Honda allait abandonner ses activités dans la catégorie reine du sport automobile. Raison officielle invoquée ? La crise économique. Mais en réalité, il se trouve que les relations entre le siège social au Japon et les associés britanniques devenaient de plus en plus houleuses, et c’est donc bien là qu’il faut voir la raison de ce divorce. Seulement voilà, ce retrait était lourd de conséquences pour la Formule 1 : allait-on perdre encore une équipe et disposer de seulement 18 voitures pour la saison 2009 ? Qu’allaient devenir les 700 employés de l'écurie Honda ? Ses pilotes Rubens Barrichello et Jenson Button, pouvaient-ils déjà s'acheter chacun une chaise longue et partir en retraite anticipée ? Dès lors face à la catastrophe qui se profilait, on se demandait qui pourrait bien reprendre le flambeau pour éviter la dissolution de l’équipe.

Brawn stratège sauveur

Au cours d’un feuilleton à rebondissements long de trois mois, les repreneurs potentiels ont défrayé la chronique. Parmi les plus sérieux, on peut citer les noms de milliardaires comme le Mexicain Carlos Slim (deuxième homme le plus riche du monde), ou le propriétaire de l’empire Virgin, Sir Richard Branson. Longtemps on a cru au rachat de l'équipe par un investisseur étranger, et pourtant le sauvetage s’est réalisé en interne, puisqu’on c’est son ancien directeur technique, Ross Brawn, qui a finalement racheté l’écurie, pour en faire sa propre équipe : BRAWN GP. Honda peut en tout c as quitter la F1 la tête haute grâce à cet ingénieur-aérodynamicien de 54 ans, qui a sans doute l’un des plus beaux palmarès de l’ère de la Formule 1 moderne. Car il faut savoir qu'avant de rejoindre Honda en 2007, Ross Brawn a exercé les fonctions de directeur technique chez Benetton puis chez Ferrari entre 1992 et 2006. C'est au sein de ces deux écuries, qu'il a notamment accompagné Michael Schumacher dans l’obtention de ses sept titres mondiaux et de ses innombrables succès.

Un sauvetage fragile

Mais au delà de l’euphorie de cette annonce qui est tombée à seulement 20 petits jours du lever de rideau de la saison 2009, cette écurie qui a été baptisée Brawn GP, sera t-elle réellement prête pour la première course à Melbourne ? Ses monoplaces ne comptabilisent qu’une seule journée d’essais sur tout l’hiver, et le moteur Mercedes qui sera greffé sur cette monoplace n’a encore jamais tourné. Et ce n'est pas la nouvelle réglementation 2009 qui interdit les essais privés en cours de saison, qui viendra favoriser le développement de cette nouvelle monoplace. Passons enfin rapidement en revue les troupes du côté des pilotes. Le casting reste inchangé par rapport à l’année dernière car Captain Brawn a prolongé sa confiance à Rubens Barrichello et à Jenson Button. Dans une structure naissante et encore fragile, la continuité s’avère être en effet le choix le plus sage qu’il pouvait faire, car les deux pilotes ont déjà passé trois ans ensemble. Cette décision a néanmoins crée une vague de déception du côté du Brésil, où certains espéraient que Bruno Senna, neveu du défunt triple champion du monde, prendrait la relève en remplaçant son compatriote Rubens Barrichello, recordman du nombre de participations en GP.

Au final, ce sauvetage in extremis c’est une très bonne nouvelle pour le petit monde de la Formule 1, qui ne traverse pas une période facile ces dernières années. Sur la grille de départ du Grand Prix d’Australie, il y’aura donc bel et bien 20 monoplaces. Pour Ross Brawn, le pari est osé, mais tout le monde sait qu'il est un vieux guerrier dans le monde de la Formule 1. Ses premiers galons, il les a gagné chez Williams où il avait décroché un poste de mécanicien aérodynamicien en 1978. L'expérience qu'il a acquis en travaillant aux côtés de Jean Todt durant dix années, est peut-être aussi l’un des meilleurs « stages » pour un futur dirigeant d’écurie. Et puisqu'on parle de pari, il se dit que le principal sponsor de Brawn GP, ne serait autre que le site de paris en ligne bwin.com, good luck Ross !

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mercredi 4 mars 2009

Et si Facebook nous rendait vraiment bêtes ?



Facebook vous connaissez ? 4 consonnes et 3 voyelles qui ont révolutionné les habitudes de consommation des plus jeunes d’entre nous au cours des dernières années. Cela doit forcément vous dire quelque chose, à moins bien sûr que vous ayez passé vos cinq dernières années dans un champ de coton en Patagonie. Aujourd'hui, lorsqu'on vous demande si vous avez un profil Facebook et que vous faites les grands yeux, c'est probablement que vous n'êtes pas encore entré de plain-pied dans le XXIème siècle. Mais si c'est votre cas, pas de panique. En bref et en guise de cours de rattrapage, retenez seulement que Facebook c’est un réseau social de 150 millions utilisateurs répartis sur les cinq continents. Et si vous êtes vraiment fan de statistiques, sachez aussi que le « Facebookien moyen » a 120 amis, qu’environ 850 millions de photos sont partagées chaque mois sur le réseau et enfin last but not least, mais seulement pour les connaisseurs cette fois-ci, 15 millions d’utilisateurs comme vous peut-être, changent leur fameux statut Facebook au moins une fois par jour.

Génération moutons

Mais au delà du succès fulgurant de ce réseau social qui a conquis la planète entière en à peine quelques années, les premières interrogations à propos de son utilisation tombent. A l’Université d’Oxford en Grande-Bretagne, Susan Greenfield, Professeur de Pharmacologie s’est intéressée à la question. Et son verdict est sans appel. Elle s’étonne avant tout de la « facilité avec laquelle certains jeunes perdent leur propre identité pour appartenir à la communauté Facebook ». On suit le troupeau, c'est l'effet de masse qui l'emporte sur l'individuel. Pour le Pr. Greenfield, une partie du succès de Facebook se justifie par le fait qu' « on se sent parfois écouté, reconnaissable et valorisé par les autres ». Néanmoins, elle craint que certains Facebook addicts, puissent « perdre leurs repères en oubliant où se trouve la frontière entre le virtuel et le réel ».

Net réalité

Mises à part ces études scientifiques, le cas Facebook doit nous permettre de soulever une seule et véritable question. En considérant Facebook comme une sorte de drogue, certains utilisateurs n'oublient-ils pas tout simplement de penser ? Bien souvent lorsqu’on interroge les Facebook(ienne)s sur ce qui les pousse réellement à rester connecté(e)s des heures entières sur ce réseau social, le fait de faire passer le temps est une des principales motivations. Dès lors, Facebook ne serait-il donc pas devenu une simple évolution du concept de télé réalité, adaptée au net ? Le voyeurisme est passé à son paroxysme : tout le monde sait ce que les autres font, avec qui, à quel endroit et pourquoi… 14:02, j'apprends qu'entre Alexandre et Mélanie c'est fini ... 15:13, Emilie informe ses amis qu'elle a une nouvelle coupe de cheveux ... 16:22 : Charlotte est partie courir ... 17:37, scoop de dernière minute : Sophie bronze dans son jardin et mange une glace, hautement passionnant me direz-vous.

Le paradoxe Facebook

Alors certes ces quelques exemples sont peut-être un peu caricaturaux, mais la réalité est vraiment très proche, les gens adorent raconter leur vie sur la place publique toile ! Sauf que sur Facebook, les gens se rencontrent par écrans interposés. Et le concept est un paradoxe en lui-même, car d'un côté il vous rapproche de vos connaissances qui habitent à l'autre bout du monde, et de l'autre il vous éloigne de votre entourage le plus proche. Le décor est préfabriqué et un grand nombre de ses utilisateurs cliquent passivement et inlassablement, sur les mêmes boutons comme des moutons à longueur de journée. Et pour vous, si Facebook disparaissait demain, que seraient les rapports humains ?

P.S. Malheureusement, la petite histoire ne nous dit pas si le Pr. Greenfield travaille déjà sur un traitement de désintoxication Facebook, alors un bon conseil Facebookez avec modération !

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lundi 2 mars 2009

Le Journal du Dimanche va prendre une journée d'avance



Samedi prochain, lorsque vous ferez escale chez votre marchand de journaux, vous verrez sans doute disposées sur les présentoirs les éditions du jour du Figaro, du Monde, d’Aujourd’hui en France, de l’EQUIPE, ainsi que celle du Journal du Dimanche (JDD). Oui oui vous avez bien lu JDD. En effet, après avoir soufflé ses 60 bougies l’an dernier et s’être offert un joli « lifting » de maquette pour l’occasion, le Journal du Dimanche s’apprête à vivre une petite révolution samedi 7 mars prochain, avec le lancement d’une édition du samedi qui sera baptisée Journal du Dimanche première édition.

Journal du Week-end

Pour Christian de Villeneuve, directeur de la rédaction du Journal du Dimanche, la mise en kiosques d’une première édition du Journal du Dimanche le samedi, correspond avant tout à l’idée d’ « aller vers le lecteur ». Car c’est bien connu, le dimanche matin on a souvent d’autres priorités que d’aller courir chez son marchand de journaux à la première heure. Ainsi avec une édition du samedi qui sera distribuée dès midi et qui restera en vente tout au long du week-end, le Journal du Dimanche première édition, sera une sorte de Journal du Week-end qui aura pour objectif de toucher un lectorat plus large que celui qui est déjà capté par l'actuel JDD. Et pour les lecteurs habituels de l’édition dominicale, pas d’inquiétude, le JDD continuera bien évidemment à leur fournir une information aussi fraîche que leurs croissants du dimanche matin.

Un bol d'air frais

Reste maintenant à savoir si l’édition du samedi du JDD risque à court ou long terme, de faire de l’ombre aux autres titres de presse distribués le même jour. A priori, les risques de concurrence directe paraissent assez limités. Car bien souvent, les lecteurs de quotidiens généralistes comme Le Monde, Aujourd’hui en France et de titres régionaux tels que Ouest France ou La Voix du Nord, sont très attachés à leur journal et ne voudront peut-être pas bousculer leurs habitudes de lecture. Et dans la mesure où le JDD du samedi sera seulement accompagné du magazine Version Femina, cette hypothèse semble encore plus probable dans le cas du Figaro qui est le seul quotidien à proposer chaque samedi une édition accompagnée de plusieurs suppléments (Le Figaro Magazine, Madame Figaro…). Ainsi, s'il veut espérer glaner des lecteurs à ses concurrents directs, le JDD du samedi devra nécessairement présenter l'actualité sous un nouvel angle, et trouver de nouvelles recettes pour mettre en scène l'information.

Quoi qu'il advienne, ce lancement représente une bonne nouvelle pour la presse écrite quotidienne française, de surcroit dans une période où l'édition de journaux quotidiens traverse une très lourde crise. Fidèles du Journal du Dimanche ou futurs lecteurs du JDD première heure, rendez-vous donc chez votre marchand de journaux samedi prochain en région parisienne et dans les grandes villes de France. Pour les autres, il faudra patienter pour voir si la sauce du dimanche prendra dès le samedi, avant d’envisager une distribution aux quatre coins de l’Hexagone.

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vendredi 27 février 2009

La Géorgie va régler ses comptes avec Poutine à l'Eurovision


En conséquence de la victoire de la Russie l'an dernier, la 54ème édition du concours international de la chanson Eurovision, sera cette année organisée à Moscou. Et n'en déplaise à Vladimir Poutine, il risque d'y avoir du gaz dans l'air, car la Géorgie lui a réservé une surprise un peu particulière. En effet, la Géorgie sera représentée par le groupe disco Stephahe 3G, qui interprètera son tube "We Don't Wanna Put In", qui suggère manifestement un jeu de mot évident entre le nom de l'actuel Premier ministre russe et le verbe anglais "to put in". A travers ce genre d'exemple, on voit bien que le brasier du conflit de l'été dernier est loin d'être éteint et que la Géorgie ne rate pas une occasion pour attiser la flamme avec l'agresseur russe. Alors on dit parfois que quand les armes se taisent, la culture permet de dénoncer le politique. Mais ce n'est pas par la provocation que l'on apaise les tensions. D'autant plus que le règlement intérieur de l'Eurovision l'interdit formellement. Alors certes, il n'ont peut-être pas une infinité d'occasions pour exprimer leur révolte, mais l'endroit semble réellement mal choisi. Ainsi, que l'on soutienne ou non la politique extérieure de la Russie, la scène de l'Eurovision ne doit pas être le théâtre de règlements de comptes politiques, tout comme les Jeux Olympiques ne doivent pas être l'occasion de régler les comptes entre nations. Dans ce genre de situation, il en va de la responsabilité des organisateurs.

Mise à jour du jeudi 12 mars 2009 : La Géorgie jette l'éponge et ne participera pas à l'édition 2009 de l'Eurovision En effet, face au véritable tollé qu'avait crée la validation de cette chanson, les organisateurs de l'Eurovision ont finalement demandé à la Géorgie d'en proposer une autre. Pour leur part, les Géorgiens ont soutenu qu'il ne voyait aucune provocation dans leur chanson, et ont purement et simplement décidé d'annuler leur participation. Que la fête commence !

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mardi 24 février 2009

La Formule 1 a sérieusement besoin d'un coup de jeune



Le 29 mars prochain, sur la grille de départ du Grand Prix d’Australie, premier rendez-vous du championnat 2009 de Formule 1, il y’aura trois intrus. Trois intrus qui ont tous deux points en commun. Ils font partie de ces pilotes qui ont disputé plus de 200 courses dans leur carrière et qui n’ont jamais été sacrés champion du monde, ni même en bonne posture pour le devenir. Et pourtant ils sont toujours en activité. Sur le podium de ces conducteurs vétérans, le Brésilien Rubens Barrichello occupe la plus haute marche, avec pas moins de 271 participations en Grand Prix. En seconde position, on retrouve l’Italien Giancarlo Fisichella (212), chassé de très près par son compatriote Jarno Trulli (202). Et quand on oppose ces trois coureurs qui ont la trentaine bien sonnée, à la génération des Sebastian Vettel ou des Robert Kubica, ils font presque figure de « papys de la Formule 1 », des pré-retraités qui ont bien du mal à raccrocher leur casque.

Vaincre ou partir

Alors qu’est ce qui les fait encore vraiment courir : l’argent ? La passion de la course ? Ou l’espoir de briller peut-être un jour ? Pour ces trois pilotes, la dernière hypothèse semble à exclure, car même s’ils s’étaient découverts en cours de carrière une révélation soudaine, celle-ci serait tout de même intervenue avant que le compteur des 200 Grands Prix soit atteint. Au cours des dernières années, tous les pilotes qui sont devenus champion du monde, n’ont pas coiffé la couronne mondiale avec la même précocité que Jacques Villeneuve, Fernando Alonso, ou encore plus récemment Lewis Hamilton. On peut citer ici l’exemple du double champion du monde Finlandais Mika Häkkinen qui après avoir été un pilote moyen depuis le début de sa carrière, a du attendre sa 96ème course pour soulever le trophée du vainqueur, puis ensuite gagner le championnat du monde en 1998 et 1999.

Coéquipiers écrasants

Mais lorsqu’on entend dire Rubens Barrichello qu’il espère encore devenir champion du monde à l’approche de sa 16ème année de compétition, on se dit qu’il doit sûrement plaisanter. Car très franchement, s’il devait accomplir quelque chose par le passé, il l’aurait déjà fait durant les saisons qu’il a passé chez la Scuderia Ferrari, quand il avait entre ses mains le volant de la machine à gagner. Sauf qu’à cette époque là, son coéquipier ne fût autre que le septuple champion du monde allemand Michael Schumacher, qui a littéralement terrassé le Brésilien, tout en bénéficiant du plein soutien de son écurie. Pour sa part, Giancarlo Fisichella a été lui aussi frappé par le syndrome du coéquipier écrasant, quand il fit équipe chez Renault avec le bouillonnant Espagnol Fernando Alonso. Quant à Jarno Trulli, malgré son talent, il n’a jamais véritablement eu la voiture qui lui aurait permis de jouer les premiers rôles.

Tourner la page

Appréciés des directeurs d’écuries pour leur longue expérience, ces pilotes n’ont malheureusement jamais rien gagné de significatif, exceptés quelques podiums arrachés dans des circonstances heureuses. Souvent appuyés par des sponsors qui représentent pour leurs écuries respectives de véritables poules aux œufs d’or, ces pilotes ne contribuent pas à rendre la compétition plus palpitante pour le public. Tout au long de l’histoire de la Formule 1, ce phénomène de « pilotes papys » a été une constante ; ceci à tel point qu'en 1957 le champion Argentin Juan Manuel Fangio, a remporté son cinquième et dernier titre à l'âge avancé de 46 ans, bien qu'il s'agisse d'une époque totalement différente. A sa création dans les années 1950, la F1 accueillait jusqu’à 34 monoplaces sur la grille de départ, mais à une époque où cette dernière se limite à 20 voitures seulement, les doyens du plateau ont-ils encore leur place ? Comme dans chaque compétition, il faut savoir à un moment tourner la page, les spectateurs veulent connaître de nouveaux champions. Laissons leur chance à de jeunes loups qui n’attendent qu’à décrocher leur premier volant dans la compétition reine du sport automobile, plutôt que de reconduire de saison en saison les contrats juteux de vieux renards fatigués.

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mercredi 18 février 2009

L’effondrement du Zloty menace sérieusement l’économie polonaise



Alerte générale en Pologne, où le cours du Zloty face à l’Euro n’a encore jamais été aussi faible depuis 2004. Preuve de ce constat alarmant, en vous rendant dans un bureau de change lambda de la capitale polonaise en août 2008, vous obteniez en moyenne seulement 3,20 zlotys pour 1 euro. Cette semaine, en revenant chez ces mêmes cambistes de Varsovie, on repartait avec une enveloppe bien plus lourde : plus de 4,80 zlotys pour un euro. En effet, au cours des sept derniers mois, le Zloty a connu une baisse vertigineuse de pas moins de 50% de sa valeur !

Très chers crédits

Résultat des courses, à la mi-février, la monnaie polonaise s’échangeait à environ 4,90 zlotys pour un euro ; aujourd’hui certains analystes redoutent déjà le scénario où le seuil de 5 zlotys pour un euro sera très prochainement atteint. Pour sa part, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, s’est voulu plus rassurant comme pour calmer le jeu, en assurant que « le Zloty a approché le taux maximum de sa dépréciation » et que le gouvernement allait intervenir sur le marché des changes. Dans les faits, la situation est bien plus préoccupante qu’on peut le croire dans la mesure où de nombreux Polonais ont souscrit des crédits en euros et surtout en francs suisses. Ainsi lorsqu’on parcourt les forums internet des journaux quotidiens polonais, on peut lire ce type de commentaires de la part des lecteurs : « Dans une semaine, j’avais prévu de partir au ski en Autriche, maintenant je n’ai même pas les moyens d’aller en Slovaquie ! » En l'espace de quelques mois, les gens se sont retrouvés à rembourser des mensualités de crédit immobilier majorées de la contrepartie d’un petit salaire mensuel, vive les crédits immobiliers à taux variable !

L'Euro tourne le dos à Varsovie

Autre enjeu majeur de cette chute du Zloty face à l’Euro, c’est la remise en question de l’adhésion de la Pologne à la zone Euro. Car, au fur et à mesure que le Zloty s’est déprécié, ce sont les chances de la Pologne d’adopter l’Euro dans un avenir proche, qui ont été hypothéquées. En effet, le Zloty dispose manifestement d’une stabilité bien trop faible pour espérer pouvoir intégrer rapidement le club Euro. Il y’a encore quelques mois, quand on évoquait la possibilité de voir la Pologne intégrer la zone Euro, on parlait de 2011 pour les plus optimistes, 2012 pour les autres. Mais aujourd’hui les priorités ont changé et le seul et unique mot d’ordre que le gouvernement a adopté, c’est bel et bien de sauver le Zloty. Alors que l'an dernier déjà, toute expatriation des Polonais destinée à s’enrichir rapidement, devenait de moins en moins viable, cette situation ne réjouit que de certains Polonais qui travaillent dans les autres pays de l’Union européenne, et qui ont gagné soudainement un pouvoir d’achat inespéré dans leur pays natal.

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samedi 14 février 2009

Avant de vous embrasser, vérifiez si c'est autorisé !


ICI, il est strictement interdit de téléphoner, de se garer ou encore de fumer, tout ça on connaissait. Mais si vous débarquiez un ce ces jours dans le nord ouest de l'Angleterre en gare de Warrington Bank Quay, préparez-vous à apercevoir un panneau qui mentionne "No kissing zone" ! Eh oui, l'humour de nos amis Anglais les a poussé à placer ce genre de signalisation à l'endroit du dépose-minute de la gare, pour éviter que les gens ne s'attardent trop. Mais pour ceux et celles qui arrivent à la gare de Warrington avec un peu d'avance, quelques mètres après le dépose-minute, un panneau les accueillera dans la "Kissing zone". Aujourd'hui pour la fête des amoureux, que vous soyez à Warrington, Venise ou Paris, embrassez vous sans compter, où vous voulez ! A toutes et à tous, Joyeuse Saint Valentin !

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jeudi 12 février 2009

20 heures : deux hommes, une femme, triple choix



Aujourd’hui lorsque vous souhaitez regarder le journal télévisé de 20 heures, vous avez le choix entre TF1 et France 2, télévision privée contre service public. Eh bien sachez que ce duel éternel prendra les formes d’une lutte à trois très prochainement, car M6 a confirmé qu’elle s’invitera à la « grande messe » du 20h dès le 30 mars prochain. De rumeurs en démentis, dans les coulisses du PAF, cela va maintenant bientôt faire deux ans qu’on parlait du lancement d’un JT du soir sur M6. Une fois que les contours du projet ont pris forme au printemps 2008, l’identité de son présentateur potentiel n’en a pas suscité moins d’intrigue. Aller chercher Patrick Poivre d’Arvor fraîchement licencié par TF1 ? Faire confiance à un « présentateur maison » comme Guy Lagache qui a depuis 2003 brillamment succédé à Emmanuel Chain, aux commandes du magazine Capital ? Faire une proposition à Christophe Hondelatte, dont le magazine culturel « Vendredi, si ça me dit ! » programmé sur France 2 n'a pas trouvé pas son audience ? Ou peut-être alors faire les yeux doux à une jeune présentatrice talentueuse de la TNT ?

BCBG et labélisé Elysée

Après des mois de concertation et d’études, le verdict est tombé. En effet, selon une information publiée par le Parisien, M6 diffusera son premier JT de 20h le 30 mars prochain. Aux commandes de ce journal, on retrouvera à n'en pas douter Guy Lagache, au profil très BCBG et « labelisé » Elysée, depuis qu'il s’est récemment illustré dans l’interview présidentielle « Face à la crise » ; émission qu’il a co-animé avec Alain Duhamel de RTL, ainsi qu’avec ses deux futurs ennemis de demain : Laurence Ferrari et David Pujadas. Ces deux là n’ont qu’à bien se tenir, car le nouvel arrivant, Guy Lagache, sous ses airs d’élève studieux et de gendre idéal, risque fort de créer une petite révolution dans le monde du bon vieux journal télévisé. Diffusé à partir de 19h45, ce journal d’une durée approximative de 17 minutes, aura une longueur d’avance sur la concurrence au niveau de l’horaire, hautement stratégique pour les audiences à ce moment de la journée. Même si son JT sera plus court que celui de ses confrères, Guy Lagache évoluera tout de même dans un décor de plateau de télévision. Cela viendra ainsi mettre un terme à la longue tradition de M6, de privilégier la diffusion de flashs infos de 6 ou 10 minutes tout en images ; une stratégie qui n'a pas changé depuis la création de la chaîne en 1987, quand eut lieu le lancement infructueux d'un JT traditionnel.

L’info vitesse grand V

À une époque où l’information circule à la vitesse grand V sur le net, dans la presse payante et gratuite, les gens ont-il encore vraiment envie de « subir » la traditionnelle messe du 20 h, qui dure au moins une demi-heure ? Un JT plus court c’est peut-être également un moyen de capter de l’audimat chez les plus jeunes et ainsi les réconcilier avec l’info, d’autant plus que M6 se veut être une chaîne orientée vers un public jeune. Si on fait le constat du côté des audiences, on s'aperçoit qu'aujourd’hui, le journal de Laurence Ferrari navigue régulièrement sous la barre des 30% de parts de marché, tandis que son confrère David Pujadas lui grignote constamment des téléspectateurs, mais pour combien de temps encore ? Car Si Guy Lagache parvient à donner un rythme tonique à son JT, le pouce des clients de Ferrari et de Pujadas pourrait rapidement glisser sur la touche N°6 de la télécommande. Il va sans dire que ce soit du côté de la tour de verre TF1 à Boulogne-Billancourt, ou du côté de l’Esplanade Henri de France à Paris, les stratèges s’affairent déjà pour donner la réplique à un nouveau JT, qui sera produit pour sa part du côté de Neuilly-sur-Seine, commune la plus riche de France et chère à Nicolas Sarkozy.

Mise à jour du mercredi 18 février 2009 : M6 a repoussé le lancement de son 20h au 7 septembre 2009 Raisons avancées par la chaîne privée : une conjoncture économique et un marché publicitaire peu favorables. Alors même si ces arguments sont recevables en cette période exceptionnelle de crise, ce n'est pas la première fois que M6 reporte le lancement de ce 20h tant attendu. Dans ces conditions, la question qui se pose maintenant est de savoir si ce 20h de M6 n'est pas mort né, et si ce n'est pas le cas, a t-il réellement une chance de figurer dans la grille des programmes un jour ?

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lundi 5 janvier 2009

George Bush père rêve d'un nouveau job ... pour son fils Jeb


Alors que le président élu Barack Obama n’a pas encoré posé ses valises à la Maison Blanche, dans le camp adverse où les leçons de la débâcle de John McCain viennent tout juste d’être tirées, les spéculations vont déjà bon train sur l’identité des potentiels leaders pour l’élection présidentielle présidentielle de 2012. D’un côté, on annonce Sarah Palin, Gouverneure d'Alaska, comme possible héritière du camp républicain, et de l’autre on entend George Bush père, manifester son souhait de voir perdurer une dynastie Bush à la Maison Blanche.

Impérialisme bushien

En effet, dans une entrevue télévisée qu’il a accordé dimanche soir à Fox News, le père du président sortant, a confié qu’il aimerait voir son fils Jeb, ancien Gouverneur de Californie, « se lancer dans la campagne pour devenir président un jour ». Alors que le proverbe dit jamais deux sans trois, risque t-on vraiment de voir se développer une véritable dynastie Bush aux Etats-Unis ? La réponse tient en trois lettres. Non, car l’image que va laisser George Bush en passant la main à Barack Obama dans deux semaines, fait croire à 27% des Américains qu’il est le pire président que les Etats-Unis n’aient jamais connu. Et ensuite non, car après le bilan désastreux de George Bush fils, il y’a véritablement très peu de chances que les Américains donnent leur blanc seing à un autre membre du clan Bush ne serait-ce le temps d'un mandat, sous peine d’assister à une 13ème année d’impérialisme bushien.

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dimanche 4 janvier 2009

À quand de nouveaux héros pour la France ?



Dimanche 3 août 2008, les lecteurs du Journal du Dimanche (JDD) découvraient en Une de leur hebdomadaire, que les trois personnalités préférées des Français étaient Yannick Noah, Dany Boon et Zinédine Zidane. Cinq mois plus tard, dans l’édition du 4 janvier 2009, ce podium demeure inchangé et n’a pas bougé d’un iota. Alors certes, cinq mois ce n’est peut-être pas suffisant pour que les positions d’un tel classement soient diamétralement changées, mais il n’y a pas besoin d’être statisticien pour constater que depuis maintenant plusieurs années, cette classification établie semestriellement par le JDD, reste monopolisée par un même et unique groupe de personnages, qui échangent leurs positions respectives au gré des saisons et du vote du public.

Immobilisme français

Face à un tel constat, ne faudrait-il pas y voir un certain immobilisme de la société française et un flagrant manque de fraîcheur dans un paysage morose, où même la Star Academy peine énormément à lancer de nouvelles célébrités ? Ne faut-il pas associer à un manque d'audace, le fait de plébisciter des héros d’hier, dont la notoriété repose seulement, sur des succès certes mémorables et riches en émotions mais tellement lointains ? Car autant la seconde place de Dany Boon peut-être justifiée par le fait qu’il ait battu le record du box office français avec le désormais célébrissime « Bienvenue chez les Ch’tis », autant les médailles d’or et de bronze de l’Oncle Yannick et de Zizou laissent franchement perplexe.

Est-il peut-être utile de rappeler que le succès de Yannick Noah à Roland Garros remonte maintenant à 1983, soit tout de même un quart de siècle ? A t-on oublié que l’épopée de France 98 conduite par Aimé Jacquet, c’était il y’a déjà tout de même 10 ans, eh oui une décennie complète ? Alors bien que ces succès aient contribué à faire vibrer épisodiquement un peuple entier, tous ces facteurs rassemblés ne seraient-ils pas le reflet d’une société frileuse, qui aime à se reposer sur ses lauriers, caresser nostalgiquement son passé et manque à trouver de nouvelles icônes nationales ?

L'humour comme antidépresseur

Dans ce classement du JDD, figure également un paradoxe qui mérite d’être soulevé, c’est celui qui concerne l'ascendance familiale des personnalités qui le composent. Alors que bien souvent les Français d’origine étrangère sont ceux que la société stigmatise le plus, voilà qu’on retrouve Yannick Noah, Zinédine Zidane, Gad Elmaleh, Charles Aznavour ou encore Jamel Debbouze dans le top 10 ! C’est tout en cas un joli pied de nez adressé à tous ceux qui croient que seuls les Français dits de souche ont le monopole de la réussite.

Enfin, il faut aussi remarquer que dans ce même top 10, on compte pas moins de quatre humoristes, qui aujourd’hui sont peut-être pour certains de nos concitoyens, les meilleurs « antidépresseurs » que l’on n’ait jamais prescrits. Et quand on sait que les France est championne du monde des antidépresseurs toutes catégories, on se demande s’il ne serait pas plus efficace de prescrire à certains de nos concicotyens des DVD d’humoristes qui seraient remboursés par la Sécurité sociale. Seuls risques à une telle ordonnance, ce serait peut-être d’aggraver encore plus le déficit de la Sécu’ et de voir toujours et encore les mêmes « amuseurs de galerie » monopoliser les premières places au classement du JDD.

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