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mercredi 4 mars 2009

Et si Facebook nous rendait vraiment bêtes ?



Facebook vous connaissez ? 4 consonnes et 3 voyelles qui ont révolutionné les habitudes de consommation des plus jeunes d’entre nous au cours des dernières années. Cela doit forcément vous dire quelque chose, à moins bien sûr que vous ayez passé vos cinq dernières années dans un champ de coton en Patagonie. Aujourd'hui, lorsqu'on vous demande si vous avez un profil Facebook et que vous faites les grands yeux, c'est probablement que vous n'êtes pas encore entré de plain-pied dans le XXIème siècle. Mais si c'est votre cas, pas de panique. En bref et en guise de cours de rattrapage, retenez seulement que Facebook c’est un réseau social de 150 millions utilisateurs répartis sur les cinq continents. Et si vous êtes vraiment fan de statistiques, sachez aussi que le « Facebookien moyen » a 120 amis, qu’environ 850 millions de photos sont partagées chaque mois sur le réseau et enfin last but not least, mais seulement pour les connaisseurs cette fois-ci, 15 millions d’utilisateurs comme vous peut-être, changent leur fameux statut Facebook au moins une fois par jour.

Génération moutons

Mais au delà du succès fulgurant de ce réseau social qui a conquis la planète entière en à peine quelques années, les premières interrogations à propos de son utilisation tombent. A l’Université d’Oxford en Grande-Bretagne, Susan Greenfield, Professeur de Pharmacologie s’est intéressée à la question. Et son verdict est sans appel. Elle s’étonne avant tout de la « facilité avec laquelle certains jeunes perdent leur propre identité pour appartenir à la communauté Facebook ». On suit le troupeau, c'est l'effet de masse qui l'emporte sur l'individuel. Pour le Pr. Greenfield, une partie du succès de Facebook se justifie par le fait qu' « on se sent parfois écouté, reconnaissable et valorisé par les autres ». Néanmoins, elle craint que certains Facebook addicts, puissent « perdre leurs repères en oubliant où se trouve la frontière entre le virtuel et le réel ».

Net réalité

Mises à part ces études scientifiques, le cas Facebook doit nous permettre de soulever une seule et véritable question. En considérant Facebook comme une sorte de drogue, certains utilisateurs n'oublient-ils pas tout simplement de penser ? Bien souvent lorsqu’on interroge les Facebook(ienne)s sur ce qui les pousse réellement à rester connecté(e)s des heures entières sur ce réseau social, le fait de faire passer le temps est une des principales motivations. Dès lors, Facebook ne serait-il donc pas devenu une simple évolution du concept de télé réalité, adaptée au net ? Le voyeurisme est passé à son paroxysme : tout le monde sait ce que les autres font, avec qui, à quel endroit et pourquoi… 14:02, j'apprends qu'entre Alexandre et Mélanie c'est fini ... 15:13, Emilie informe ses amis qu'elle a une nouvelle coupe de cheveux ... 16:22 : Charlotte est partie courir ... 17:37, scoop de dernière minute : Sophie bronze dans son jardin et mange une glace, hautement passionnant me direz-vous.

Le paradoxe Facebook

Alors certes ces quelques exemples sont peut-être un peu caricaturaux, mais la réalité est vraiment très proche, les gens adorent raconter leur vie sur la place publique toile ! Sauf que sur Facebook, les gens se rencontrent par écrans interposés. Et le concept est un paradoxe en lui-même, car d'un côté il vous rapproche de vos connaissances qui habitent à l'autre bout du monde, et de l'autre il vous éloigne de votre entourage le plus proche. Le décor est préfabriqué et un grand nombre de ses utilisateurs cliquent passivement et inlassablement, sur les mêmes boutons comme des moutons à longueur de journée. Et pour vous, si Facebook disparaissait demain, que seraient les rapports humains ?

P.S. Malheureusement, la petite histoire ne nous dit pas si le Pr. Greenfield travaille déjà sur un traitement de désintoxication Facebook, alors un bon conseil Facebookez avec modération !

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lundi 2 mars 2009

Le Journal du Dimanche va prendre une journée d'avance



Samedi prochain, lorsque vous ferez escale chez votre marchand de journaux, vous verrez sans doute disposées sur les présentoirs les éditions du jour du Figaro, du Monde, d’Aujourd’hui en France, de l’EQUIPE, ainsi que celle du Journal du Dimanche (JDD). Oui oui vous avez bien lu JDD. En effet, après avoir soufflé ses 60 bougies l’an dernier et s’être offert un joli « lifting » de maquette pour l’occasion, le Journal du Dimanche s’apprête à vivre une petite révolution samedi 7 mars prochain, avec le lancement d’une édition du samedi qui sera baptisée Journal du Dimanche première édition.

Journal du Week-end

Pour Christian de Villeneuve, directeur de la rédaction du Journal du Dimanche, la mise en kiosques d’une première édition du Journal du Dimanche le samedi, correspond avant tout à l’idée d’ « aller vers le lecteur ». Car c’est bien connu, le dimanche matin on a souvent d’autres priorités que d’aller courir chez son marchand de journaux à la première heure. Ainsi avec une édition du samedi qui sera distribuée dès midi et qui restera en vente tout au long du week-end, le Journal du Dimanche première édition, sera une sorte de Journal du Week-end qui aura pour objectif de toucher un lectorat plus large que celui qui est déjà capté par l'actuel JDD. Et pour les lecteurs habituels de l’édition dominicale, pas d’inquiétude, le JDD continuera bien évidemment à leur fournir une information aussi fraîche que leurs croissants du dimanche matin.

Un bol d'air frais

Reste maintenant à savoir si l’édition du samedi du JDD risque à court ou long terme, de faire de l’ombre aux autres titres de presse distribués le même jour. A priori, les risques de concurrence directe paraissent assez limités. Car bien souvent, les lecteurs de quotidiens généralistes comme Le Monde, Aujourd’hui en France et de titres régionaux tels que Ouest France ou La Voix du Nord, sont très attachés à leur journal et ne voudront peut-être pas bousculer leurs habitudes de lecture. Et dans la mesure où le JDD du samedi sera seulement accompagné du magazine Version Femina, cette hypothèse semble encore plus probable dans le cas du Figaro qui est le seul quotidien à proposer chaque samedi une édition accompagnée de plusieurs suppléments (Le Figaro Magazine, Madame Figaro…). Ainsi, s'il veut espérer glaner des lecteurs à ses concurrents directs, le JDD du samedi devra nécessairement présenter l'actualité sous un nouvel angle, et trouver de nouvelles recettes pour mettre en scène l'information.

Quoi qu'il advienne, ce lancement représente une bonne nouvelle pour la presse écrite quotidienne française, de surcroit dans une période où l'édition de journaux quotidiens traverse une très lourde crise. Fidèles du Journal du Dimanche ou futurs lecteurs du JDD première heure, rendez-vous donc chez votre marchand de journaux samedi prochain en région parisienne et dans les grandes villes de France. Pour les autres, il faudra patienter pour voir si la sauce du dimanche prendra dès le samedi, avant d’envisager une distribution aux quatre coins de l’Hexagone.

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vendredi 27 février 2009

La Géorgie va régler ses comptes avec Poutine à l'Eurovision


En conséquence de la victoire de la Russie l'an dernier, la 54ème édition du concours international de la chanson Eurovision, sera cette année organisée à Moscou. Et n'en déplaise à Vladimir Poutine, il risque d'y avoir du gaz dans l'air, car la Géorgie lui a réservé une surprise un peu particulière. En effet, la Géorgie sera représentée par le groupe disco Stephahe 3G, qui interprètera son tube "We Don't Wanna Put In", qui suggère manifestement un jeu de mot évident entre le nom de l'actuel Premier ministre russe et le verbe anglais "to put in". A travers ce genre d'exemple, on voit bien que le brasier du conflit de l'été dernier est loin d'être éteint et que la Géorgie ne rate pas une occasion pour attiser la flamme avec l'agresseur russe. Alors on dit parfois que quand les armes se taisent, la culture permet de dénoncer le politique. Mais ce n'est pas par la provocation que l'on apaise les tensions. D'autant plus que le règlement intérieur de l'Eurovision l'interdit formellement. Alors certes, il n'ont peut-être pas une infinité d'occasions pour exprimer leur révolte, mais l'endroit semble réellement mal choisi. Ainsi, que l'on soutienne ou non la politique extérieure de la Russie, la scène de l'Eurovision ne doit pas être le théâtre de règlements de comptes politiques, tout comme les Jeux Olympiques ne doivent pas être l'occasion de régler les comptes entre nations. Dans ce genre de situation, il en va de la responsabilité des organisateurs.

Mise à jour du jeudi 12 mars 2009 : La Géorgie jette l'éponge et ne participera pas à l'édition 2009 de l'Eurovision En effet, face au véritable tollé qu'avait crée la validation de cette chanson, les organisateurs de l'Eurovision ont finalement demandé à la Géorgie d'en proposer une autre. Pour leur part, les Géorgiens ont soutenu qu'il ne voyait aucune provocation dans leur chanson, et ont purement et simplement décidé d'annuler leur participation. Que la fête commence !

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mardi 24 février 2009

La Formule 1 a sérieusement besoin d'un coup de jeune



Le 29 mars prochain, sur la grille de départ du Grand Prix d’Australie, premier rendez-vous du championnat 2009 de Formule 1, il y’aura trois intrus. Trois intrus qui ont tous deux points en commun. Ils font partie de ces pilotes qui ont disputé plus de 200 courses dans leur carrière et qui n’ont jamais été sacrés champion du monde, ni même en bonne posture pour le devenir. Et pourtant ils sont toujours en activité. Sur le podium de ces conducteurs vétérans, le Brésilien Rubens Barrichello occupe la plus haute marche, avec pas moins de 271 participations en Grand Prix. En seconde position, on retrouve l’Italien Giancarlo Fisichella (212), chassé de très près par son compatriote Jarno Trulli (202). Et quand on oppose ces trois coureurs qui ont la trentaine bien sonnée, à la génération des Sebastian Vettel ou des Robert Kubica, ils font presque figure de « papys de la Formule 1 », des pré-retraités qui ont bien du mal à raccrocher leur casque.

Vaincre ou partir

Alors qu’est ce qui les fait encore vraiment courir : l’argent ? La passion de la course ? Ou l’espoir de briller peut-être un jour ? Pour ces trois pilotes, la dernière hypothèse semble à exclure, car même s’ils s’étaient découverts en cours de carrière une révélation soudaine, celle-ci serait tout de même intervenue avant que le compteur des 200 Grands Prix soit atteint. Au cours des dernières années, tous les pilotes qui sont devenus champion du monde, n’ont pas coiffé la couronne mondiale avec la même précocité que Jacques Villeneuve, Fernando Alonso, ou encore plus récemment Lewis Hamilton. On peut citer ici l’exemple du double champion du monde Finlandais Mika Häkkinen qui après avoir été un pilote moyen depuis le début de sa carrière, a du attendre sa 96ème course pour soulever le trophée du vainqueur, puis ensuite gagner le championnat du monde en 1998 et 1999.

Coéquipiers écrasants

Mais lorsqu’on entend dire Rubens Barrichello qu’il espère encore devenir champion du monde à l’approche de sa 16ème année de compétition, on se dit qu’il doit sûrement plaisanter. Car très franchement, s’il devait accomplir quelque chose par le passé, il l’aurait déjà fait durant les saisons qu’il a passé chez la Scuderia Ferrari, quand il avait entre ses mains le volant de la machine à gagner. Sauf qu’à cette époque là, son coéquipier ne fût autre que le septuple champion du monde allemand Michael Schumacher, qui a littéralement terrassé le Brésilien, tout en bénéficiant du plein soutien de son écurie. Pour sa part, Giancarlo Fisichella a été lui aussi frappé par le syndrome du coéquipier écrasant, quand il fit équipe chez Renault avec le bouillonnant Espagnol Fernando Alonso. Quant à Jarno Trulli, malgré son talent, il n’a jamais véritablement eu la voiture qui lui aurait permis de jouer les premiers rôles.

Tourner la page

Appréciés des directeurs d’écuries pour leur longue expérience, ces pilotes n’ont malheureusement jamais rien gagné de significatif, exceptés quelques podiums arrachés dans des circonstances heureuses. Souvent appuyés par des sponsors qui représentent pour leurs écuries respectives de véritables poules aux œufs d’or, ces pilotes ne contribuent pas à rendre la compétition plus palpitante pour le public. Tout au long de l’histoire de la Formule 1, ce phénomène de « pilotes papys » a été une constante ; ceci à tel point qu'en 1957 le champion Argentin Juan Manuel Fangio, a remporté son cinquième et dernier titre à l'âge avancé de 46 ans, bien qu'il s'agisse d'une époque totalement différente. A sa création dans les années 1950, la F1 accueillait jusqu’à 34 monoplaces sur la grille de départ, mais à une époque où cette dernière se limite à 20 voitures seulement, les doyens du plateau ont-ils encore leur place ? Comme dans chaque compétition, il faut savoir à un moment tourner la page, les spectateurs veulent connaître de nouveaux champions. Laissons leur chance à de jeunes loups qui n’attendent qu’à décrocher leur premier volant dans la compétition reine du sport automobile, plutôt que de reconduire de saison en saison les contrats juteux de vieux renards fatigués.

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mercredi 18 février 2009

L’effondrement du Zloty menace sérieusement l’économie polonaise



Alerte générale en Pologne, où le cours du Zloty face à l’Euro n’a encore jamais été aussi faible depuis 2004. Preuve de ce constat alarmant, en vous rendant dans un bureau de change lambda de la capitale polonaise en août 2008, vous obteniez en moyenne seulement 3,20 zlotys pour 1 euro. Cette semaine, en revenant chez ces mêmes cambistes de Varsovie, on repartait avec une enveloppe bien plus lourde : plus de 4,80 zlotys pour un euro. En effet, au cours des sept derniers mois, le Zloty a connu une baisse vertigineuse de pas moins de 50% de sa valeur !

Très chers crédits

Résultat des courses, à la mi-février, la monnaie polonaise s’échangeait à environ 4,90 zlotys pour un euro ; aujourd’hui certains analystes redoutent déjà le scénario où le seuil de 5 zlotys pour un euro sera très prochainement atteint. Pour sa part, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, s’est voulu plus rassurant comme pour calmer le jeu, en assurant que « le Zloty a approché le taux maximum de sa dépréciation » et que le gouvernement allait intervenir sur le marché des changes. Dans les faits, la situation est bien plus préoccupante qu’on peut le croire dans la mesure où de nombreux Polonais ont souscrit des crédits en euros et surtout en francs suisses. Ainsi lorsqu’on parcourt les forums internet des journaux quotidiens polonais, on peut lire ce type de commentaires de la part des lecteurs : « Dans une semaine, j’avais prévu de partir au ski en Autriche, maintenant je n’ai même pas les moyens d’aller en Slovaquie ! » En l'espace de quelques mois, les gens se sont retrouvés à rembourser des mensualités de crédit immobilier majorées de la contrepartie d’un petit salaire mensuel, vive les crédits immobiliers à taux variable !

L'Euro tourne le dos à Varsovie

Autre enjeu majeur de cette chute du Zloty face à l’Euro, c’est la remise en question de l’adhésion de la Pologne à la zone Euro. Car, au fur et à mesure que le Zloty s’est déprécié, ce sont les chances de la Pologne d’adopter l’Euro dans un avenir proche, qui ont été hypothéquées. En effet, le Zloty dispose manifestement d’une stabilité bien trop faible pour espérer pouvoir intégrer rapidement le club Euro. Il y’a encore quelques mois, quand on évoquait la possibilité de voir la Pologne intégrer la zone Euro, on parlait de 2011 pour les plus optimistes, 2012 pour les autres. Mais aujourd’hui les priorités ont changé et le seul et unique mot d’ordre que le gouvernement a adopté, c’est bel et bien de sauver le Zloty. Alors que l'an dernier déjà, toute expatriation des Polonais destinée à s’enrichir rapidement, devenait de moins en moins viable, cette situation ne réjouit que de certains Polonais qui travaillent dans les autres pays de l’Union européenne, et qui ont gagné soudainement un pouvoir d’achat inespéré dans leur pays natal.

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samedi 14 février 2009

Avant de vous embrasser, vérifiez si c'est autorisé !


ICI, il est strictement interdit de téléphoner, de se garer ou encore de fumer, tout ça on connaissait. Mais si vous débarquiez un ce ces jours dans le nord ouest de l'Angleterre en gare de Warrington Bank Quay, préparez-vous à apercevoir un panneau qui mentionne "No kissing zone" ! Eh oui, l'humour de nos amis Anglais les a poussé à placer ce genre de signalisation à l'endroit du dépose-minute de la gare, pour éviter que les gens ne s'attardent trop. Mais pour ceux et celles qui arrivent à la gare de Warrington avec un peu d'avance, quelques mètres après le dépose-minute, un panneau les accueillera dans la "Kissing zone". Aujourd'hui pour la fête des amoureux, que vous soyez à Warrington, Venise ou Paris, embrassez vous sans compter, où vous voulez ! A toutes et à tous, Joyeuse Saint Valentin !

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jeudi 12 février 2009

20 heures : deux hommes, une femme, triple choix



Aujourd’hui lorsque vous souhaitez regarder le journal télévisé de 20 heures, vous avez le choix entre TF1 et France 2, télévision privée contre service public. Eh bien sachez que ce duel éternel prendra les formes d’une lutte à trois très prochainement, car M6 a confirmé qu’elle s’invitera à la « grande messe » du 20h dès le 30 mars prochain. De rumeurs en démentis, dans les coulisses du PAF, cela va maintenant bientôt faire deux ans qu’on parlait du lancement d’un JT du soir sur M6. Une fois que les contours du projet ont pris forme au printemps 2008, l’identité de son présentateur potentiel n’en a pas suscité moins d’intrigue. Aller chercher Patrick Poivre d’Arvor fraîchement licencié par TF1 ? Faire confiance à un « présentateur maison » comme Guy Lagache qui a depuis 2003 brillamment succédé à Emmanuel Chain, aux commandes du magazine Capital ? Faire une proposition à Christophe Hondelatte, dont le magazine culturel « Vendredi, si ça me dit ! » programmé sur France 2 n'a pas trouvé pas son audience ? Ou peut-être alors faire les yeux doux à une jeune présentatrice talentueuse de la TNT ?

BCBG et labélisé Elysée

Après des mois de concertation et d’études, le verdict est tombé. En effet, selon une information publiée par le Parisien, M6 diffusera son premier JT de 20h le 30 mars prochain. Aux commandes de ce journal, on retrouvera à n'en pas douter Guy Lagache, au profil très BCBG et « labelisé » Elysée, depuis qu'il s’est récemment illustré dans l’interview présidentielle « Face à la crise » ; émission qu’il a co-animé avec Alain Duhamel de RTL, ainsi qu’avec ses deux futurs ennemis de demain : Laurence Ferrari et David Pujadas. Ces deux là n’ont qu’à bien se tenir, car le nouvel arrivant, Guy Lagache, sous ses airs d’élève studieux et de gendre idéal, risque fort de créer une petite révolution dans le monde du bon vieux journal télévisé. Diffusé à partir de 19h45, ce journal d’une durée approximative de 17 minutes, aura une longueur d’avance sur la concurrence au niveau de l’horaire, hautement stratégique pour les audiences à ce moment de la journée. Même si son JT sera plus court que celui de ses confrères, Guy Lagache évoluera tout de même dans un décor de plateau de télévision. Cela viendra ainsi mettre un terme à la longue tradition de M6, de privilégier la diffusion de flashs infos de 6 ou 10 minutes tout en images ; une stratégie qui n'a pas changé depuis la création de la chaîne en 1987, quand eut lieu le lancement infructueux d'un JT traditionnel.

L’info vitesse grand V

À une époque où l’information circule à la vitesse grand V sur le net, dans la presse payante et gratuite, les gens ont-il encore vraiment envie de « subir » la traditionnelle messe du 20 h, qui dure au moins une demi-heure ? Un JT plus court c’est peut-être également un moyen de capter de l’audimat chez les plus jeunes et ainsi les réconcilier avec l’info, d’autant plus que M6 se veut être une chaîne orientée vers un public jeune. Si on fait le constat du côté des audiences, on s'aperçoit qu'aujourd’hui, le journal de Laurence Ferrari navigue régulièrement sous la barre des 30% de parts de marché, tandis que son confrère David Pujadas lui grignote constamment des téléspectateurs, mais pour combien de temps encore ? Car Si Guy Lagache parvient à donner un rythme tonique à son JT, le pouce des clients de Ferrari et de Pujadas pourrait rapidement glisser sur la touche N°6 de la télécommande. Il va sans dire que ce soit du côté de la tour de verre TF1 à Boulogne-Billancourt, ou du côté de l’Esplanade Henri de France à Paris, les stratèges s’affairent déjà pour donner la réplique à un nouveau JT, qui sera produit pour sa part du côté de Neuilly-sur-Seine, commune la plus riche de France et chère à Nicolas Sarkozy.

Mise à jour du mercredi 18 février 2009 : M6 a repoussé le lancement de son 20h au 7 septembre 2009 Raisons avancées par la chaîne privée : une conjoncture économique et un marché publicitaire peu favorables. Alors même si ces arguments sont recevables en cette période exceptionnelle de crise, ce n'est pas la première fois que M6 reporte le lancement de ce 20h tant attendu. Dans ces conditions, la question qui se pose maintenant est de savoir si ce 20h de M6 n'est pas mort né, et si ce n'est pas le cas, a t-il réellement une chance de figurer dans la grille des programmes un jour ?

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lundi 5 janvier 2009

George Bush père rêve d'un nouveau job ... pour son fils Jeb


Alors que le président élu Barack Obama n’a pas encoré posé ses valises à la Maison Blanche, dans le camp adverse où les leçons de la débâcle de John McCain viennent tout juste d’être tirées, les spéculations vont déjà bon train sur l’identité des potentiels leaders pour l’élection présidentielle présidentielle de 2012. D’un côté, on annonce Sarah Palin, Gouverneure d'Alaska, comme possible héritière du camp républicain, et de l’autre on entend George Bush père, manifester son souhait de voir perdurer une dynastie Bush à la Maison Blanche.

Impérialisme bushien

En effet, dans une entrevue télévisée qu’il a accordé dimanche soir à Fox News, le père du président sortant, a confié qu’il aimerait voir son fils Jeb, ancien Gouverneur de Californie, « se lancer dans la campagne pour devenir président un jour ». Alors que le proverbe dit jamais deux sans trois, risque t-on vraiment de voir se développer une véritable dynastie Bush aux Etats-Unis ? La réponse tient en trois lettres. Non, car l’image que va laisser George Bush en passant la main à Barack Obama dans deux semaines, fait croire à 27% des Américains qu’il est le pire président que les Etats-Unis n’aient jamais connu. Et ensuite non, car après le bilan désastreux de George Bush fils, il y’a véritablement très peu de chances que les Américains donnent leur blanc seing à un autre membre du clan Bush ne serait-ce le temps d'un mandat, sous peine d’assister à une 13ème année d’impérialisme bushien.

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dimanche 4 janvier 2009

À quand de nouveaux héros pour la France ?



Dimanche 3 août 2008, les lecteurs du Journal du Dimanche (JDD) découvraient en Une de leur hebdomadaire, que les trois personnalités préférées des Français étaient Yannick Noah, Dany Boon et Zinédine Zidane. Cinq mois plus tard, dans l’édition du 4 janvier 2009, ce podium demeure inchangé et n’a pas bougé d’un iota. Alors certes, cinq mois ce n’est peut-être pas suffisant pour que les positions d’un tel classement soient diamétralement changées, mais il n’y a pas besoin d’être statisticien pour constater que depuis maintenant plusieurs années, cette classification établie semestriellement par le JDD, reste monopolisée par un même et unique groupe de personnages, qui échangent leurs positions respectives au gré des saisons et du vote du public.

Immobilisme français

Face à un tel constat, ne faudrait-il pas y voir un certain immobilisme de la société française et un flagrant manque de fraîcheur dans un paysage morose, où même la Star Academy peine énormément à lancer de nouvelles célébrités ? Ne faut-il pas associer à un manque d'audace, le fait de plébisciter des héros d’hier, dont la notoriété repose seulement, sur des succès certes mémorables et riches en émotions mais tellement lointains ? Car autant la seconde place de Dany Boon peut-être justifiée par le fait qu’il ait battu le record du box office français avec le désormais célébrissime « Bienvenue chez les Ch’tis », autant les médailles d’or et de bronze de l’Oncle Yannick et de Zizou laissent franchement perplexe.

Est-il peut-être utile de rappeler que le succès de Yannick Noah à Roland Garros remonte maintenant à 1983, soit tout de même un quart de siècle ? A t-on oublié que l’épopée de France 98 conduite par Aimé Jacquet, c’était il y’a déjà tout de même 10 ans, eh oui une décennie complète ? Alors bien que ces succès aient contribué à faire vibrer épisodiquement un peuple entier, tous ces facteurs rassemblés ne seraient-ils pas le reflet d’une société frileuse, qui aime à se reposer sur ses lauriers, caresser nostalgiquement son passé et manque à trouver de nouvelles icônes nationales ?

L'humour comme antidépresseur

Dans ce classement du JDD, figure également un paradoxe qui mérite d’être soulevé, c’est celui qui concerne l'ascendance familiale des personnalités qui le composent. Alors que bien souvent les Français d’origine étrangère sont ceux que la société stigmatise le plus, voilà qu’on retrouve Yannick Noah, Zinédine Zidane, Gad Elmaleh, Charles Aznavour ou encore Jamel Debbouze dans le top 10 ! C’est tout en cas un joli pied de nez adressé à tous ceux qui croient que seuls les Français dits de souche ont le monopole de la réussite.

Enfin, il faut aussi remarquer que dans ce même top 10, on compte pas moins de quatre humoristes, qui aujourd’hui sont peut-être pour certains de nos concitoyens, les meilleurs « antidépresseurs » que l’on n’ait jamais prescrits. Et quand on sait que les France est championne du monde des antidépresseurs toutes catégories, on se demande s’il ne serait pas plus efficace de prescrire à certains de nos concicotyens des DVD d’humoristes qui seraient remboursés par la Sécurité sociale. Seuls risques à une telle ordonnance, ce serait peut-être d’aggraver encore plus le déficit de la Sécu’ et de voir toujours et encore les mêmes « amuseurs de galerie » monopoliser les premières places au classement du JDD.

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jeudi 11 décembre 2008

Suicide assisté à la télé, quand le sensationnel va trop loin...


Alors que nous venons de célébrer le 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, une chaîne de télévision privée britannique diffusait hier soir à une heure de grande écoute, un documentaire qui vous coupe le souffle à prime abord. Ce reportage programmé par Sky Real Lives, présentait la dernière journée et les ultimes minutes de la vie de Craig Ewert, un Américain de 59 ans atteint d'une maladie incurable et dégénérante, qui a choisi en 2006 de se rendre dans une clinique zurichoise pour mettre fin à son cauchemar.

Voyeurisme à tout prix

Nous connaissions déjà le goût démesuré du Royaume d'Angleterre pour les scandales et ses affaires de voyeurisme, qui sont relayés chaque semaine dans les journaux tabloids, mais cette fois-ci force est de se s'alarmer en se demandant si les médias ne sont véritablement pas allés trop loin. Comment peut-on atteindre et tolérer un tel degré d' « émotion réalité », et surtout jusqu'où iront les chaînes de télévision pour faire grimper leurs audiences à tout prix, et ceci même au risque de commettre les pires dérives ? Alors certes le malade et son épouse ont donné leur accord pour que ce suicide assisté soit filmé, mais ce reportage n'aurait pas du être diffusé à la télévision car la mort n'est pas un spectacle, la mort n'est pas un divertissement ! Qui peut-être subjugué par de telles images ? Sans doute une importante partie du lectorat de la presse people, pardon, de la presse poubelle, qui fait encore et toujours ses beaux jours. Car ce qu'il convient également de penser dans une telle affaire, c'est que si le public n'était pas suffisamment nombreux et friand de ce genre d'émissions, les télévisions ne les diffuseraient tout simplement pas. Quoi qu'en en pense, quoi qu'on en dise, que l'on cautionne ou non la diffusion de reportages de cette nature, il faut bien admettre que ce type de programme télévisuel, n'est rien d'autre que le reflet malsain d'une société malsaine et égarée, plus que jamais en quête perpétuelle de sensationnel.

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mercredi 3 décembre 2008

En confiant la diplomatie à Hillary, Obama (se) fait un beau cadeau



Un mois après son éclatante et historique victoire face au camp républicain de John McCain, le président élu Barack Obama termine de dessiner les contours de sa future administration. Cette « Dream Team » comme on l'appelle outre-Atlantique, qui devra donner raison aux 53% d' Américains qui le 4 novembre dernier, ont porté leurs voix sur celui qui est désormais ancien sénateur de l'Illinois. Pour son casting présidentiel, Obama est allé massivement « recruter » dans le clan Clinton, en commençant par une clintonienne de la première heure : Hillary herself, meilleure amie de Bill et meilleure ennemie de Barack himself. Et il faut bien dire qu'après sa déroute dans la course à l'investiture et toutes les paroles amères jetées envers son ancien rival, désormais « Boss » comme il se qualifie lui-même en privé, Hillary Clinton a reçu un beau lot de consolation, en se voyant confier la charge de Secrétaire d'Etat, pour succéder à la charismatique Condie Rice. A défaut d'être devenue la première femme présidente des Etats-Unis d'Amérique, Hillary Clinton devient tout de même avec cette nomination, la première ex-First Lady à occuper un poste à hautes responsabilités dans une administration d'Etat américaine. Néanmoins, la tâche s'annonce musclée pour elle, car sans vouloir entrer dans le détail, l'héritage diplomatique que laissera George W.Bush à Barack Obama le 20 janvier prochain, ne sera pas des plus faciles à porter...

Difficile transition

Comment sortir du bourbier irakien, dialoguer ou non avec l'Iran, quelles relations entretenir avec la Chine, la Russie et Israël, comment redorer l'étoile des Etats-Unis dans le monde, voilà les principales problématiques auxquelles sera très rapidement confrontée l'administration démocrate du président Obama. Néanmoins, on peut s'interroger sur la viabilité du couple Obama-Clinton, qui ne ressemble nullement un mariage d'amour. En effet, d'une part les deux démocrates ne sont pas tout à fait sur la même longueur d'onde sur tous les dossiers chauds, et d'autre part on se souvient que durant les primaires démocrates, Hillary Clinton n'était pas moins méprisée dans le camp Obama en étant régulièrement présentée comme le « monstre ». Un surnom qui avait d'ailleurs coûté sa place à Samantha Power, conseillère de campagne du président élu. Ironie du sort, cette même Samantha Power fait aujourd'hui partie, de l'équipe chargée de préparer l'arrivée d'Hillary Clinton aux affaires étrangères.

Neutraliser l'adversaire

En nommant Hillary Clinton à la tête de la diplomatie américaine, Barack Obama offre une belle tribune à l'ex-First Lady, mais il anticipe déjà le futur en parallèle pour essayer de neutraliser toute ambition présidentielle de sa nouvelle associée. Reste maintenant à savoir si Hillary Clinton lui restera loyale tout au long de son mandat, mais également si à l'horizon 2011 lorsqu'elle sera âgée de 64 printemps, elle se sentira encore prête pour de nouveau se lancer dans la course à l'investiture pour la présidence de la première puissance mondiale, qui alors ne le sera peut-être plus. Au final, dans ce jeu de chaises musicales, le vrai gagnant n'est pas forcément celui que l'on croit être. Car comme Hillary laisse son siège de sénatrice de New York vacant, il semblerait selon les derniers échos de la presse américaine, que son séducteur de mari soit en bonne posture pour le récupérer, et plus si affinités.

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lundi 3 novembre 2008

Les enjeux de la fin du monopole de L'EQUIPE dans les kiosques


Pour ce premier lundi du mois de novembre, au lendemain des triomphes éblouissants de Jo Wilfried Tsonga à Paris Bercy, Sébastien Loeb au Japon et Lewis Hamilton au Brésil, on a assisté à une petite révolution dans les kiosques de France et de Navarre. En effet, ce n'est pas un mais deux nouveaux quotidiens sportifs qui ont débarqué sur les présentoirs des marchands de journaux aux quatre coins de l'hexagone. Alors que L'EQUIPE jouissait d'une position de monopole depuis 1988, c'est désormais une course à trois qui s'annonce pour les prochains mois ou années à venir. Premier de ces deux nouveaux concurrents : Le 10 Sport, quotidien sportif d'information à dominante footballistique édité par Next Radio et RMC, il est vendu 0,50 euro et s'affiche avec "La passion du sport au quotidien" comme slogan. A côté, on retrouve Aujourd'hui Sport, qui se veut être la réplique du groupe de presse Amaury (éditeur de L'EQUIPE) au lancement du 10 Sport, sorte de quotidien sportif lowcost. Vendu au même prix que son concurrent, Aujourd'hui Sport se veut être un journal sportif plus généraliste, malgré un slogan qui prend des allures footballistiques : "Entrez sur le terrain".

Une concurrence relative

En tant que bon pressovore (excusez ce néologisme !), je n'ai donc pas hésité à courir au kiosque pour me munir de ces trois quotidiens, histoire de les mettre au banc d'essai. Et très rapidement, je me suis que du haut de ses 63 années d'édition, L'EQUIPE ne devrait pas se voir menacée. En parcourant les premiers feuillets du 10 Sport, la première impression que l'on a, c'est de tenir un tabloïd entre les mains : des titres à crever le papier, des photos démesurément grandes et des codes de couleurs franchement agressifs qui ne contribuent pas à donner une apparence soignée et crédible à la maquette. Du côté d'Aujourd'hui Sport, on est tenté de dire que c'est quasiment le même combat. Et pour cause, les illustrations ne sont pas plus petites, les titres tout aussi sensationnels et les couleurs pas moins "flashies". En ce jour de lancement, les premières questions qui se posent sont se savoir quelle part des lecteurs de L'EQUIPE ira chez la concurrence mais aussi combien de lecteurs de L'EQUIPE seraient éventuellement prêts à continuer à acheter L'EQUIPE et en plus un de ces nouveaux quotidiens pour les férus de sport ?

Une qualité lowcost

Il existe également une autre façon de voir les choses, c'est celle qui consiste à se dire que le pari de vendre ces nouveaux quotidiens à seulement 50 centimes n'est pas forcément le plus pertinent, car les lecteurs fidèles de L'EQUIPE, habitués aux analyses et commentaires pointus du quotidien le plus lu de France, ne verront pas d'inconvénient à débourser chaque jour 30 centimes d'euro de plus, pour avoir un produit de qualité. Autre facteur qui pourrait nuire à la prétendue attractivité de quotidiens sportifs vendus à 50 centimes, c'est la menace de la création éventuelle d'un quotidien sportif gratuit par un groupe de presse comme celui de Vincent Bolloré par exemple. Direct Matin et Direct Soir ont déjà trouvé leur place dans le paysage de la presse quotidienne gratuite, alors pourquoi ne pas imaginer un Direct Sport ? Le scénario n'est en tout cas pas à exclure, car le pari a déjà été tenté sur une formule hebdomadaire avec le magazine Sport free attitude, lancé en 2003 et distribué aujourd'hui dans 11 villes de France. En tout état de cause, si la presse française gratuite s'attaquait au créneau des quotidiens sportifs, Aujourd'hui Sport et Le 10 Sport risqueraient de se retrouver très rapidement sur le banc de touche.

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