Sacré Bernie, il n'a pas fini de faire parler de lui. Mais rassurez-vous il ne sera pas ici question de Bernie Madoff, qui s'est fait récemment condamner à une peine de 150 ans sous les barreaux, mais bel et bien de Bernie Ecclestone, 78 ans et grand argentier de la Formule 1. Voilà déjà en effet quelques semaines que le grand manitou de la catégorie reine du sport automobile, collectionne les phrases qui défraient la chronique et qui créent la polémique. En avril dernier, alors qu'il se rendait au Grand Prix d'Espagne de Formule 1, il avait ouvert le bal en marge de la demi-finale de la Ligue de Champions qui opposait Barcelone à Manchester, en déclarant qu'il souhaiterait voir une « femme juive et noire » en Formule 1. Alors même si la diversité est synonyme d'égalité des chances, que vient faire la religion dans un tel débat ? Et en ce début de mois de juillet, Bernie a remis le couvert. Interviewé ce week-end par le quotidien conservateur britannique The Times, Bernie Ecclestone en a profité pour donner son avis sur certains leaders qui font ou ont faits l'Histoire.

Bernie vers la sortie ?

Parmi les parcours des personnalités qu'il a commenté, il a notamment déclaré qu' « Hitler était efficace » mais aussi l'actuel Premier ministre britannique, Gordon Brown, et son prédécesseur Tony Blair « essayent de plaire à tout le monde tout le temps et qu'ils ont en train de détruire tout ce Margaret Thatcher a patiemment construit ». Il a enfin ajouté que « la démocratie n'a pas fait beaucoup de bien à beaucoup de pays dont la Grande-Bretagne », sa propre patrie. C'est donc à se demander si c'est l'âge, la chaleur ou le fait qu'il vit plutôt une sale année 2009, qui fait que Bernie Ecclestone se laisse aller à de tels dérapages verbaux. En mars dernier, Bernie se séparait de sa compagne après 24 ans de vie commune, deux mois plus tard c'est un second divorce qu'il a évité de justesse. Je veux ici parler du bras de fer entre la FIA (Fédération Internationale de l'Automobile) et la FOTA (Association des écuries de Formule 1), de laquelle Ecclestone e exigé qu'elle réduise considérablement ses coûts d'exploitation pour que la Formule 1 puisse résister à la crise économique mondiale. Mais au final, ce qu'il convient de se dire, c'est qu'après tous les succès et les lauriers qu'il a collectionné tout au long de sa carrière, ne serait-il peut-être grand temps pour Bernie de passer le relais à la jeunesse et de profiter différemment de la vie ?