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mercredi 26 août 2009

Chronique d'une immersion estivale dans la Pologne de Kaczynski


On a souvent beau dire que les Français ne sont pas aimés à l’étranger pour leur côté parfois arrogant, mais on oublie peut-être de dire qu'ils peuvent être aussi appréciés pour leur côté accueillant. Hier soir je suis revenu d’un séjour de 6 semaines pleines en Pologne, que j’ai passé entre Varsovie et Cracovie, et il se trouve que j’avais emporté dans mes bagages un très bon livre de Romain Gubert (journaliste économique au Point) qui s'appelle « L’arrogance française » qui m'a incité à rédiger ce billet pour apporter mes impressions sur la Pologne d'aujourd'hui. Malgré un séjour globalement positif, le retour sur la ligne 3 du métro parisien a été rude ce matin, l'ambiance tranchante. Moins de 24 heures auparavant, je me trouvais encore dans la Pologne de Kaczynski, qui voilà il y'a à peine 4 mois, fêtait le 5ème anniversaire de son entrée dans l'Union européenne. Dans la mentalité polonaise d'aujourd’hui, près de vingt ans après la chute du communisme, on sent encore largement les vestiges de l'ancien régime, dont les protagonistes d'hier occupent encore des postes clés aujourd'hui. Les esprits demeurent encore très conservateurs et l'ouverture d'esprit laisse encore à désirer, surtout chez les seniors polonais, ceux qui ont connu la Seconde Guerre mondiale, ceux qui ont vu de leurs propres yeux la Chute du Mur de Berlin. Mais il faut toutefois dire que cette tendance est en train de s'estomper chez les plus jeunes générations, et en premier lieu la génération Erasmus polonaise qui a grandit dans une Pologne imprégnée des valeurs d'Europe de l'Ouest.

La Pologne, un pays à 2 visages

Malgré le fait qu'elle reste en cette période de crise un des seuls pays de l'Union européenne à garder un brin de croissance, la Pologne n'en demeure pas moins un pays à 2 visages sur le plan économique, dans la mesure où on y constate une quasi-absence de classe moyenne. Et cela se traduit par de très importantes disparités dans les salaires : d'un côté, on retrouve la population qui perçoit de faibles revenus et de l'autre on retrouve la classe supérieure polonaise qui se taille la part du lion. Car côté chiffres, il faut savoir qu'en Pologne le salaire minimal s'élève à environ 300 euros, alors que le salaire moyen avoisine les 800 euros. Il y'a aussi une chose qui frappe lorsqu'on est Pologne, c'est le duel qui se produit entre les commerces et marchés traditionnels avec les immenses centres commerciaux flambants neufs détenus en grande part par des investisseurs étrangers. Des centres commerciaux qui sont généralement ouverts tous les jours de 9h00 à 22h00, même le dimanche. De plus, on ne vous refusera jamais l'entrée dans une grande surface dix minutes avant la fermeture, comme cela peut parfois arriver en France. Et quand on sait que la Pologne est le pays le plus catholique de l'Union européenne, on observe ici un vrai paradoxe par rapport à la question du travail dominical, qui a encore tant fait débat cet été en France. En Pologne, où les syndicats sont beaucoup moins influents qu'en France, la question ne se pose pas puisque sur le plan économique, le système est assez américanisé et c'est donc la notion profit avant tout qui prend le dessus.

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lundi 9 mars 2009

Paris et Copenhague sont devenues plus chères que Londres !



Ces dernières années, dans la catégorie des villes européennes hors de prix pour y vivre, Londres occupait sans conteste la première position. Mais en ce début d'année 2009, un sérieux basculement semble s'opérer avec la crise économique mondiale. Selon une étude publiée par l'hebdomadaire économique britannique The Economist, qui prend en compte le rapport entre les salaires et le coût de la vie, on apprend que Londres était l'an dernier seulement la 8ème ville la plus chère au monde. Il faut dire que la récente dévaluation de la Livre Sterling et l'injection massive de liquidités dans l'économie britannique, ne sont pas étrangères à ce soudain revirement de situation. Du côté des bureaux de change, cette situation est encore plus frappante. Et pour cause, à l'été 2008, la Livre Sterling valait presque deux dollars, aujourd'hui neuf mois plus tard ce n'est pas plus d'un dollar et quarante cents que vous obtiendrez pour la même somme.

Très chère Europe

Signalons aussi, que selon les derniers chiffres 2009 publiés il y a quelques jours par The Economist Intelligence Unit, le quinté des villes les plus chères du monde est le suivant : Tokyo, Osaka, Paris, Copenhague, Oslo. Par la même occasion, Paris obtient ainsi pour la première fois la palme de la ville la plus chère en Europe. Dans le top 10 des villes les plus chères largement dominé par sept villes européennes, on retrouve trois villes asiatiques mais aucune ville américaine. New York pointe loin derrière à la 36ème place juste derrière Caracas, la capitale du Venezuela dirigée par le très révolutionnaire Hugo Chavez ! A l'autre bout du classement, parmi les villes les moins chères du monde, on retrouve les capitales ou les principales villes du Pakistan (Karachi), de l'Iran (Teheran), de l'Inde (New Delhi) mais aussi pas très loin celles du Pérou (Quito) et de la Syrie (Damas). Cette étude du coût de la vie a été effectuée en septembre 2008 dans 140 villes à travers le monde. Dans chaque ville les enquêteurs ont collecté et comparé les fourchettes de prix pour plus de 160 articles et services, du prix du pain au cout de la location d'une voiture de luxe.

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mercredi 18 février 2009

L’effondrement du Zloty menace sérieusement l’économie polonaise



Alerte générale en Pologne, où le cours du Zloty face à l’Euro n’a encore jamais été aussi faible depuis 2004. Preuve de ce constat alarmant, en vous rendant dans un bureau de change lambda de la capitale polonaise en août 2008, vous obteniez en moyenne seulement 3,20 zlotys pour 1 euro. Cette semaine, en revenant chez ces mêmes cambistes de Varsovie, on repartait avec une enveloppe bien plus lourde : plus de 4,80 zlotys pour un euro. En effet, au cours des sept derniers mois, le Zloty a connu une baisse vertigineuse de pas moins de 50% de sa valeur !

Très chers crédits

Résultat des courses, à la mi-février, la monnaie polonaise s’échangeait à environ 4,90 zlotys pour un euro ; aujourd’hui certains analystes redoutent déjà le scénario où le seuil de 5 zlotys pour un euro sera très prochainement atteint. Pour sa part, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, s’est voulu plus rassurant comme pour calmer le jeu, en assurant que « le Zloty a approché le taux maximum de sa dépréciation » et que le gouvernement allait intervenir sur le marché des changes. Dans les faits, la situation est bien plus préoccupante qu’on peut le croire dans la mesure où de nombreux Polonais ont souscrit des crédits en euros et surtout en francs suisses. Ainsi lorsqu’on parcourt les forums internet des journaux quotidiens polonais, on peut lire ce type de commentaires de la part des lecteurs : « Dans une semaine, j’avais prévu de partir au ski en Autriche, maintenant je n’ai même pas les moyens d’aller en Slovaquie ! » En l'espace de quelques mois, les gens se sont retrouvés à rembourser des mensualités de crédit immobilier majorées de la contrepartie d’un petit salaire mensuel, vive les crédits immobiliers à taux variable !

L'Euro tourne le dos à Varsovie

Autre enjeu majeur de cette chute du Zloty face à l’Euro, c’est la remise en question de l’adhésion de la Pologne à la zone Euro. Car, au fur et à mesure que le Zloty s’est déprécié, ce sont les chances de la Pologne d’adopter l’Euro dans un avenir proche, qui ont été hypothéquées. En effet, le Zloty dispose manifestement d’une stabilité bien trop faible pour espérer pouvoir intégrer rapidement le club Euro. Il y’a encore quelques mois, quand on évoquait la possibilité de voir la Pologne intégrer la zone Euro, on parlait de 2011 pour les plus optimistes, 2012 pour les autres. Mais aujourd’hui les priorités ont changé et le seul et unique mot d’ordre que le gouvernement a adopté, c’est bel et bien de sauver le Zloty. Alors que l'an dernier déjà, toute expatriation des Polonais destinée à s’enrichir rapidement, devenait de moins en moins viable, cette situation ne réjouit que de certains Polonais qui travaillent dans les autres pays de l’Union européenne, et qui ont gagné soudainement un pouvoir d’achat inespéré dans leur pays natal.

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jeudi 11 décembre 2008

Suicide assisté à la télé, quand le sensationnel va trop loin...


Alors que nous venons de célébrer le 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, une chaîne de télévision privée britannique diffusait hier soir à une heure de grande écoute, un documentaire qui vous coupe le souffle à prime abord. Ce reportage programmé par Sky Real Lives, présentait la dernière journée et les ultimes minutes de la vie de Craig Ewert, un Américain de 59 ans atteint d'une maladie incurable et dégénérante, qui a choisi en 2006 de se rendre dans une clinique zurichoise pour mettre fin à son cauchemar.

Voyeurisme à tout prix

Nous connaissions déjà le goût démesuré du Royaume d'Angleterre pour les scandales et ses affaires de voyeurisme, qui sont relayés chaque semaine dans les journaux tabloids, mais cette fois-ci force est de se s'alarmer en se demandant si les médias ne sont véritablement pas allés trop loin. Comment peut-on atteindre et tolérer un tel degré d' « émotion réalité », et surtout jusqu'où iront les chaînes de télévision pour faire grimper leurs audiences à tout prix, et ceci même au risque de commettre les pires dérives ? Alors certes le malade et son épouse ont donné leur accord pour que ce suicide assisté soit filmé, mais ce reportage n'aurait pas du être diffusé à la télévision car la mort n'est pas un spectacle, la mort n'est pas un divertissement ! Qui peut-être subjugué par de telles images ? Sans doute une importante partie du lectorat de la presse people, pardon, de la presse poubelle, qui fait encore et toujours ses beaux jours. Car ce qu'il convient également de penser dans une telle affaire, c'est que si le public n'était pas suffisamment nombreux et friand de ce genre d'émissions, les télévisions ne les diffuseraient tout simplement pas. Quoi qu'en en pense, quoi qu'on en dise, que l'on cautionne ou non la diffusion de reportages de cette nature, il faut bien admettre que ce type de programme télévisuel, n'est rien d'autre que le reflet malsain d'une société malsaine et égarée, plus que jamais en quête perpétuelle de sensationnel.

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samedi 1 novembre 2008

Le secret du baby boom hollandais



Si je vous demande quel est le rapport entre une coupure d’électricité de 50 heures et un baby boom, vous n’aurez pas forcément la réponse sur le bout des lèvres dans les 10 secondes qui viennent. Eh bien pourtant, sachez qu'il en existe un ! Pour expliquer cela, il faut se mettre en situation. Par une soirée glaciale de décembre 2007, onze villages de l'est des Pays-Bas se sont retrouvés privés d'électricité pendant plus de deux jours. Certains habitants se sont réfugiés chez des amis ou de la famille habitant aux alentours, tandis que d'autres ont du rester chez eux le temps que le problème soit résolu. A l'ère du tout numérique, lorsque la télévision et internet ne fonctionnent pas, il faut bien s'agrémenter ses soirées comme on peut, de surcroît en plein hiver lorsque le mercure indique des températures négatives. En tout état de cause, il faut bien croire que nos joyeux lurons ne se sont pas ennuyés dans l'obscurité, car 9 mois après la fête les faits, le canton a vu son taux de natalité augmenter de 44% par rapport à l'année précédente ! Plutôt que de parlementer durant des heures sur de nouvelles mesures pro-natalité, aux Pays-Bas on a vite compris que panne d'électricité rime avec natalité.

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vendredi 10 octobre 2008

Le multilinguisme, une chance pour l'Union européenne



Le 26 septembre dernier, dans le cadre de la Présidence Française de l’Union Européenne (PFUE), les langues du vieux continent étaient en fête. A cette occasion, de très nombreux responsables européens, chefs d’entreprises, traducteurs et journalistes se sont donnés rendez-vous dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, où se sont déroulés les Etats généraux du multilinguisme. Multilinguisme pour la compétitivité des entreprises, multilinguisme pour l’identité européenne et multilinguisme pour le dialogue interculturel, tels ont été les thèmes abordés.

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lundi 1 septembre 2008

Angela Superstar



Pour la troisième année consécutive, le magazine économique américain Forbes a décerné la palme de la femme la plus puissante du monde à la chancelière allemande. Angela Superstar, c’est le titre que l’on devrait attribuer à la chancelière allemande, qui depuis 2006 caracole en tête du classement annuel des 100 femmes les plus influentes dans le monde établi par Forbes. Dans cette compétition, Angela Merkel est classée devant Sheila Blair qui préside la Corporation Fédérale des Dépôts aux Etats-Unis. La troisième place revient à Indra Nooyi, Présidente de Pepsico. Du côté français, on peut signaler la belle 14ème place de la ministre française de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde. D'ici à un an, pour le prochain classement, on se demande bien quelle femme française pourrait créer la surprise et émerger dans le TOP 10 ?

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jeudi 10 juillet 2008

L'Italie réouvre le débat sur l'euthanasie



Un tribunal italien a permis pour la première fois qu’un homme déconnecte la sonde nasogastrique qui maintenait en vie sa fille plongée dans le coma depuis maintenant 16 ans. Le Vatican a condamné cette décision en affirmant qu’il s’agissait d’un acte d’euthanasie. Depuis un terrible accident de voiture qui s’est produit en 1992, Eluana Englaro se trouve dans un état végétatif et reçoit de l’eau et de la nourriture de façon artificielle dans un hôpital de Lecco, situé au nord de l’Italie, et cela faisait maintenant près de 10 ans que son père Beppino, demandait à suspendre son maintien en vie artificiel. Finalement, un juge d’un tribunal de Milan a dit qu’il a été démontré que le coma de la jeune femme de 37 ans est irréversible, et qu’avant l’accident, la jeune femme avait toujours manifesté son souhait de mourir plutôt que de faire l’objet d’un acharnement thérapeutique. Dans une entrevue publiée sur le site Internet de l’hebdomadaire italien La Repubblica, Beppino Englaro a déclaré qu’il souhaitait simplement qu’ « ils la laissent mourir et que la nature continue son cours. »

Vers une législation européenne ?

En Italie, l’euthanasie est illégale et se trouve de plus confrontée à la ferme opposition du Vatican. A ce propos, Radio Vatican a qualifié cette décision de justice de « Grave verdict » sur son site Internet. « Aucun tribunal n’a jamais autorisé ce type de demande dans le passé » pouvait-on lire quelques lignes plus bas. Cet incident relance le débat sur l’euthanasie au sein de l’Union européenne entre les pays où elle est légale et ceux où elle ne l’est pas. En ce sens, on peut s’interroger sur la pertinence que pourrait avoir une législation européenne commune en la matière. Et quand on regarde du côté des sanctions, on s'aperçoit qu'elles sont lourdes chez nos voisins transalpins ; en Italie la pratique de l'euthanasie active est passible d'une peine d'emprisonnement pouvant aller de 5 à 16 ans.

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mercredi 25 juin 2008

L'Europe succombe à la Obamamania


Traditionnellement, les européens affichent plutôt leur sympathie pour le camp démocrate, mais pour la prochaine élection présidentielle américaine, il faut dire que le taux de popularité que recueille Barack Obama dans des pays comme l’Italie, la France ou l’Allemagne est sans précèdent pour un candidat démocrate. Toutefois, il convient de nuancer cet optimisme que témoignent les citoyens européens au sénateur de l’Illinois, car les hommes politiques des Etats cités ne partagent pas autant l’enthousiasme de leurs compatriotes. Selon un sondage mené par The Daily Telegraph réalisé au Royaume-Uni, en France, en Italie, en Allemagne et en Russie, 52% des sondés croient en la victoire du premier candidat noir à l’élection présidentielle américaine, et ils sont seulement 15% à penser que John McCain, ancien vétéran du Vietnam, sera le prochain locataire de la Maison Blanche.

Si on va dans le détail, on s’aperçoit que c’est en Italie que Barack Obama recueille le plus grand nombre de soutiens (70% de la population), même si le Président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, connu pour ses sensibilités pro-républicaines, souhaite la victoire de John McCain plus âgé de quelques mois que lui, pour « ne pas être le plus vieux sur la scène politique internationale » a t-il déclaré sur un ton plaisantin. En France, pays européen le plus anti-américain de la liste, 65% des citoyens glisseraient le bulletin de vote Obama, mieux encore les Allemands plébiscitent Obama à 67% et donnent seulement 6% de confiance à McCain.

Outre-Rhin, les rumeurs annoncent même une visite imminente de Barack Obama à Berlin, pour prononcer son « Ich bin ein Berliner » sur les traces de John Kennedy, et ainsi profiter de cette occasion pour témoigner sa ferme intention de mettre un terme au bourbier irakien. En Grande-Bretagne, Obama récolte 49% de soutiens contre 14% à son rival. Enfin du côté de la Russie, le candidat démocrate doit se satisfaire de 24% d’opinions positives contre 7% au candidat républicain.

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dimanche 15 juin 2008

Premier coup d'arrêt pour le Traité de Lisbonne


A l’approche de la présidence française de l’Union européenne qui va s’ouvrir dans deux semaines, le processus de ratification du Traité de Lisbonne a subi son premier coup d’arrêt. En effet, l’Irlande, 19ème Etat sur 27 à se prononcer sur l’adoption de ce nouveau Traité a mis un terme à la suite de dominos gagnants, en rejetant à 53,4% le texte qui doit sortir l’Union européenne de l’impasse institutionnelle dans laquelle elle se trouve actuellement.

Interrogé ce samedi sur ce résultat négatif, Nicolas Sarkozy, qui tiendra les rênes de l’Union européenne (UE) jusqu’à la fin de l’année 2008, a estimé que « le non irlandais c’est une réalité politique ». Bien que ce refus irlandais était redouté dans les sphères européennes, la France et l’Allemagne, artisans majeurs de ce nouveau texte constitutionnel, ne semblent pas avoir de solution de rechange ou encore de « plan B » comme on l’évoquait encore à l’époque du Traité établissant une Constitution pour l’Europe en 2005.

Au delà même du résultat, on est amenés à se demander qui la faute alors ? Principalement à une communication désastreuse de l’Union européenne qui entraîne un désamour avec les citoyens et donc leur refus. En effet, il y’a un déficit de pédagogie majeur de la part de l’Europe dans ces consultations populaires. Certaines classes de population estiment que ce « mastodonte » qu’est l’UE ne se sent pas suffisamment préoccupé par leur vie quotidienne et qu’ils n’ont rien ou que très peu de choses à y gagner. L’Irlande, petit pays de 5.900.000 habitants n’a donc pas cédé à ce que certains commentateurs ont appelé un « chantage » de l’Union européenne, qui consistait à leur faire dire OUI coûte que coûte à ce nouveau projet.

Dans ces conditions, quelle issue faut-il apporter à cette crise instantanée, faut-il redouter un « effet contagion » dans les pays qui seront amenés à se prononcer tout prochainement ? On se souvient déjà qu’en 2001, les Irlandais avaient été appelés à se rendre aux urnes pour approuver le Traité de Nice, et qu’il a fallut organiser plusieurs amendements de ce dernier pour qu’ils l’approuvent finalement un an plus tard. Autant de questions qui seront très probablement débattues lors du prochain Conseil européen des 19 et 20 juin prochains. Sans cela l’Union européenne serait contrainte de suivre sa lancée sur les bases du désormais vieillissant Traité de Nice de 2001.

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vendredi 30 mai 2008

Démocratie et Transparence sont-elle encore compatibles ?



Mercredi 21 mai 2008, le Mouvement Européen France (ME-F) organisait au Sénat un petit-déjeuner conférence sur le thème "Démocratie ? Transparence ? Quelle procédure pour choisir les futurs responsables européens ?" A cette occasion et pour répondre aux interrogations des journalistes, diplomates et sympathisants du Mouvement Européen France conviés à cet évènement, Sylvie Goulard, présidente du ME-F, a souhaité donner la parole à un européen convaincu en la personne de Valéry Giscard d’Estaing.

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dimanche 23 mars 2008

Quel avenir pour les jeunes en Europe ?



Mercredi 19 mars 2008, la Fondation pour l’Innovation Politique située à Paris tout près de l’Assemblée Nationale, ouvrait ses portes pour une table ronde sur le thème "Face aux attentes de la jeunesse, quelles politiques européennes ?". Cet évènement a été l’occasion de cerner et de comprendre les aspirations et les angoisses de la jeunesse européenne, grâce à un panel de spécialistes de la question venus de toute l’Europe. Parmi eux, on pouvait compter la présence de la Suédoise Anna Stellinger, de l’Allemande Monika Salzbrunn ainsi que les sociologues Français Raphaël Wintrebert et François de Singly, qui ont par ailleurs tous les quatre participé à une enquête internationale (1), dont l’objectif a été de comprendre comment les jeunes européens perçoivent la famille, l’emploi et la société dans son ensemble.

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jeudi 20 septembre 2007

La fusion GDF-Suez, une privatisation patriotique



La fusion entre l’entreprise publique Gaz de France et le groupe privé Suez a été décidée lundi 3 septembre. Ce projet, dont l’idée date de 2006, a pour un temps été oublié et a failli passer à la trappe. Mais après plusieurs mois de tractations, cette opération permettra de créer le 4e groupe énergétique mondial. Dans le contexte européen, et plus largement mondial, GDF-Suez offrira à la France la possibilité de se placer en position de force dans le domaine énergétique, dans lequel Total, Areva et EDF sont déjà des poids lourds. Tour d’horizon des multiples conséquences de cette fusion.

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jeudi 2 août 2007

La Pologne : une chance ou un poids pour l'Union ?



Ex-pays du bloc communiste, membre de l’Union européenne depuis mai 2004, la Pologne est un État fort de 38 millions d’habitants. Les deux têtes de l’exécutif sont incarnées par les frères jumeaux Kaczynski, Lech et Jaroslaw, respectivement président de la République et Premier ministre. La politique menée actuellement par la Pologne suscite controverses et inquiétudes, en Pologne comme en Europe.

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jeudi 28 juin 2007

Angela Merkel, la marâtre de l'Europe



Ce photomontage aura fait le tour de la presse européenne, Angela Merkel donnant le sein aux jumeaux Kaczynski, Lech et Jaroslaw, respectivement président et Premier ministre polonais. Face aux négociations houleuses du dernier conseil européen qui s'est tenu à Bruxelles les 21 et 22 juin derniers, l'hebdomadaire polonais indépendant Wprost, édité à Poznan, a semble t-il voulu exposer au grand jour les antagonismes germano-polonais si clairement apparus lors du dernier sommet de l'Union européenne dirigé par Angela Merkel.
Les journalistes polonais se voulaient seulement satiriques en désignant Angela Merkel comme "La marâtre de l'Europe". Reprochant au président polonais Lech Kaczynski d'avoir capitulé sur le système de votes à Bruxelles, malgré son forcing pour étudier son idée de calcul basé sur la racine carrée du nombre d'habitants, la presse polonaise est également longuement revenue sur ses déclarations, pendant et après le sommet.
Ce dernier dans l'espoir d'obtenir plus d'influence dans les votes européens est même allé jusqu'à employer un argument de négociation, considéré comme politiquement incorrect en 2007 : "Si la Pologne n'avait pas eu à endurer les années 1939-1945, elle aurait aujourd'hui une démographie lui donnant 66 millions d'habitants et les parts de votes correspondantes". Propos jugés totalement absurdes et déplacés par les principaux dirigeants européens.
Juste après le sommet de Bruxelles, invité par la radio polonaise, le Premier ministre polonais et frère jumeau du président, Jaroslaw Kaczynski n'a pas manqué de comparer l'Allemagne d'aujourd'hui dirigée par Angela Merkel à l'Allemagne des années 30 qui avait mis au pouvoir Adolf Hitler.
Comble de l'histoire, l'un des contributeurs du dossier satirique publié par l'hebdomadaire polonais Wprost, Mariusz Muszynski, n'est autre que le responsable des relations germano-polonaises à Varsovie, au ministère des affaires étrangères. Ce qui en dit long sur la qualité des relations actuelles entre ces deux membres de l'Union européenne, et par ailleurs ennemis quasi-permanents dans l'Histoire de notre continent.

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samedi 19 mai 2007

Speedy Sarkozy va relancer l'Union européenne



Mercredi 16 mai 2007 - 16h30, alors qu'il vient d'être investi Président de la République, il y'a tout juste quelques heures, Nicolas Sarkozy s'empresse de rejoindre l'Airbus présidentiel qui l'attend sur le tarmac de l'aéroport d'Orly, destination Berlin. Réserver sa première visite à l'étranger à son homologue allemande Angela Merkel, qui détient jusqu'au 30 juin la présidence tournante de l'UE, cela revêt un caractère hautement symbolique pour le couple franco-allemand mais c'est également un signe fort de la volonté du Président Sarkozy, de sortir l'Europe de la crise dans laquelle elle se trouve, depuis 2005 et les NON massifs exprimés au projet d'une Constitution européenne.
Tout cela pour dire qu'il ne s'agit pas d'un effet d'annonce qui s'essouflera dans les prochaines semaines, car avant d'assister à son premier Conseil européen des 21 et 22 juin prochain, Nicolas Sarkozy compte bien multiplier les rencontres européennes d'ici là, avec comme objectif premier la mise en place d'un Traité simplifié pour mieux coordiner les activités de l'Union européenne à 27 membres.
Prochaines dates dans l'agenda européen de Nicolas Sarkozy : lundi 21 mai le Président français recevra l'allemand Hans-Gert Pöttering, actuel Président du Parlement européen. Deux jours plus tard, soit une semaine après son investiture, le nouveau Chef de l'Etat s'envolera vers Bruxelles pour y rencontrer le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso ainsi que Guy Verhofstadt, Premier ministre belge.

Ne pas rater le train n°0708

Du côté du Quai d'Orsay, Bernard Kouchner nouveau chef de la diplomatie française, a déclaré à la BBC que "la politique étrangère française n'est pas si différente entre la gauche et la droite", le son de cloche est le même qu'à l'Elysée : "l'Europe sera notre détermination première" ajoute t-il. Le mot d'ordre est maitenant de faire vite car l'Allemagne va transmettre la présidence de l'UE dès le 30 juin au Portugal et un an plus tard, c'est à dire le 1er juillet 2008, c'est la France qui prendra les rênes de l'UE, autant dire qu'il ne faut pas rater le train n°0708, sous peine de voir mortes nées les nécessaires réformes que l'on doit apporter à l'Union européenne. Car lorsque la France remettra les codes de la présidence tournante européenne à la République Tchèque au 31 décembre 2008, ni Paris, ni Berlin ne pourront occuper de nouveau cette présidence avant l'horizon 2020 ; à moins que ce principe soit tout simplement abrogé et remplacé par un ministre européen des affaires étrangères, comme le voulait le Traité visant à donner une Constitution à l'Union européenne.

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jeudi 3 mai 2007

L'Autriche attribue le droit de vote aux mineurs


En cette période d’élection présidentielle en France, on en est presque amenés à oublier l’actualité politique européenne, en ce début de mois de mai, au pays de Sissi et de Schwarzy, on vient d’apprendre que l’âge légal du droite de vote sera rabaissé de 18 à 16 ans. Avec cette réforme constitutionnelle qualifiée de "grand pas en avant en matière de progrès démocratique" par le chancelier Alfred Gusenbauer, les électeurs Autrichiens deviennent les plus jeunes de l'Union européenne. Pour autant, l'âge de la majorité reste lui maintenu à 18 ans. Mais en définitive n'est-il pas dangereux pour la démocratie de confier une partie du sort de la nation à des citoyens si jeunes influencés et influençables très facilement ?

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mercredi 4 avril 2007

Quand le poisson d'avril se mèle de l'avortement en Pologne


Le principal journal quotidien polonais "Gazeta" n'a pas manqué son 1er avril cette année, en effet dans un pays où le parti conservateur LPR (Ligue des Familles Polonaises), dirigé par Roman Giertych, présent dans l'actuelle coalition de droite, lutte contre toute forme d'avortement légal, "Gazeta" vient de pousser le bouchon assez loin en se servant des idées extrémistes dans cette matière.
En Pologne, chaque citoyen possède un numéro de sécurité sociale appelé PESEL, composé de 11 chiffres, parmi lesquels les 6 premiers indiquent intégralement la date de naissance; le journal avait annoncé le 1er Avril qu'un groupe de députés polonais liés à une station de radio "Radio Maryja" contrôlée par le clergé et les milieux ultra-conservateurs, aurait été sur le point de déposer un projet de loi visant à modifier les modalités d'attribution de ce numéro. La manoeuvre anti-avortement consisterait désormais à antidater ce numéro PESEL de 9 mois par rapport à la date d'accouchement en l'attribuant à l'enfant dès de la date conception présumée.
Ainsi une personne née à la maternité le 1er janvier aurait pris naissance sur le plan administratif le 1er avril de l'année précédente. Le but de cette manoeuvre ? Du point de vue juridique, devant l'impossibilité de modifier la constitution polonaise faute de majorité suffisante, essayer tout de même de délégaliser de facto l'avortement et de considérer comme un meurtre tout avortement effectué après la conception de l'enfant.
Toutefois, une question reste en suspend : l'enfant devra t-il fêter son anniversaire le jour où sa période de conception légale a commencé ou bien à la date où il a vu le jour ? L'auteur du canular suggère même que fêter son anniversaire étant plutôt une coutume ringarde, les Polonais devrait fêter davantage leur jour de fête correspondant au prénom de chacun.
Dans le contexte politique actuel, le poisson d'avril a très bien réussi et de centaines de personnes se sont exprimées avec inquiétude sur le site web du journal à propos de ces nouveaux projets de la droite ultra-conservatrice au pouvoir en Pologne.

Après le dernier référendum sur l'avortement au Portugal qui a permis de le légaliser dans ce pays si profondément croyant et oppposé farouchement à l'IVG, la Pologne semble rester le dernier bastion puissant de la lutte contre l'avortement au sein de l'Union européenne. L'énorme influence et l'omniprésence du clergé dans les institutions politiques et sociales de ce pays n'est certainement pas étrangère à cette réalité.

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jeudi 15 mars 2007

50 ans plus tard, l'Europe reste unie dans la diversité



Dans 10 jours, l’Union européenne soufflera ses 50 bougies, 50 années faites de paix, de succès mais également de paris manqués. Fondée le 25 mars 1957, la Communauté économique européenne s’est de suite imposée comme le moteur de la reconstruction d’après-guerre, le moteur d’espoirs nouveaux pour un continent déchiré qui deviendra un espace de stabilité.
Qui aurait cru il y’a encore un demi siècle que l’on pourrait voyager de France vers la Pologne, en passant par l’Allemagne ou la République Tchèque sans devoir montrer "patte blanche" à chaque poste de frontière ? Qui aurait cru que plus de 300 millions d’européens pourraient partager la même monnaie ? Qui aurait cru à ce rêve fou que l’on puisse disposer d’une citoyenneté commune entre citoyens européens ?
Au fur et à mesure de son élargissement, l’Union européenne a du procéder à des concessions pour accueillir de nouveaux membres dans le club européen, ce qui n’a pas été sans enrayer les rouages européens, mais cela n’a pas empêché l’Union européenne de devenir la première puissance économique mondiale en 2005, avec plus de 30% du PIB mondial.

L’Europe de l’économie étant arrivée à maturité, l’Union européenne doit aujourd’hui s’imposer de nouveaux défis : à savoir se doter de davantage de politiques communes, d'autre part d'une défense européenne mais également d'un renforcement des valeurs européennes qu'il faut véhiculer dans les esprits dès le plus jeune âge. La nécessité d’une défense européenne commune peut se justifier par le seul exemple des discordes qui ont divisé l’Europe en 2 camps lors du conflit irakien de 2003, l’Europe de demain c’est celle qui devra parler d’une seule et même voix pour se faire entendre sur la scène internationale, face aux Etats-Unis, à la Chine ou encore à la Russie.
Cela passe par une mobilisation des têtes pensantes européennes mais également par une adhésion plus large des citoyens eux-mêmes car les échecs qu’à pu connaitre le référendum qui visait à donner une Constitution à l’Europe, a été brisé en grande partie par une incompréhension majeure des européens eux-mêmes.
La solution c’est une Europe plus proche du citoyen car l’Europe reste dans les consciences communes comme une struture trop bureaucratique, peu transparente et trop distante du citoyen lambda, pour cause la citoyenneté européenne acquise dès 1992 pour les citoyens des membres fondateurs n'a eu que peu d'impact car trop peu d'habitants du vieux continent se sentent fiers d'être européens. Le redémarrage de l’Europe passera également par le nécessaire rapprochement du couple franco-allemand, pillier d’une Europe qui gagne.
Les citoyens européens « Unis dans la diversité » avec 27 Etats et 23 langues langues officielles, cette devise de l’Europe, n’aura pas pris une ride en 50 ans, une devise qui est plus que jamais d’actualité.

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jeudi 22 février 2007

Pour Prodi, Bayrou est le plus européen de tous


Ancien Président de la Commission Européenne et actuel Président du Conseil Italien, Romano Prodi a clairement apporté son soutien au candidat centriste François Bayrou, pour l'élection présidentielle d'avril prochain. Interviewé ce mois-ci par des journalistes de France24, son choix est sans appel.
A la question de savoir quel(le) candidat(e) il trouvait le/la plus européen(ne) entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, il répliqua malinement François Bayrou, tout en mentionnat qu'il n'y a pas d'Europe sans la France. Par ailleurs, dans une entrevue publiée ce mois-ci dans le Parisien, il ajouta toujours au sujet de François Bayrou qu'"il possède aussi cette simplicité typique de la province ... il a une idée très positive de l’Europe, une Europe des citoyens et non pas technocratique".

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